Texte à méditer :  STAT FORTIS IN ARDUIS ( Il se tient droit dans la difficulté )
   Ismidon de Claveyson, an 1050

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Patrimoine - Cahier du curé Chapre


raconté par l'un de ses Curés

Ce texte concernant S. Andéol contient une multitude de précieux renseignements de tout ordre notés sur un cahier d'écolier par Mr Henri Chapre, Curé de S. Andéol de Claveyson durant 45 ans, de 1889 à 1934, avec le charme des écrits quelquefois inattendus, de cette époque pourtant pas si lointaine.

Ce cahier1est rédigé de façon chronologique. Le texte est entièrement respecté, sauf quelques reclassements chronologiques et mise en page, augmenté de quelques notes de bas de page ajoutées quand elles pouvaient être utiles.

Le magazine COLLINES 43bis (septembre 2002) avait fait la transcription de ce cahier.

Les annotations sont retenues car documentées et intéressantes.

Tandis que la transcription est refaite, mot à mot. De nombreuses erreurs et des oublis fréquents ont du être rectifiés pour éviter toute erreur dans le futur.

Michelo Gay, latiniste, a vérifié les écrits en latin et les a traduit.

Ce cahier, photographié, est également visible et disponible en fichier image (jpeg)

Frédéric de Flaugergues

1 L'existence de ce cahier est signalée par Michel Perrollier dans sa monographie sur son village : Bren, un village millénaire à la recherche de son passé (Le Puy 1993). Ce cahier a été aimablement mis à disposition par sa propriétaire Janine Grève de Saint Andéol de Claveyson. Sa transcription le fera connaître tout en le protégeant.

Page de couverture :

S. Andéol

" Ibi aer purior, Cœlum apertius, familiarior Deus " (I Bernard) a

" Bene vixit qui bene latuit " (Descartes) b

Note en marge :
 
L'ancienne Maison noble de Claveyson portait :

De gueules à la bande d'or en sautoir 23 chargée de 3 clefs de sables, avec la devise : " STAT FORTIS IN ARDUIS 24 et c"


S. Andéol de Claveyson
Notes historiques

1° Avant la Révolution
2° Pendant la Révolution
3° Après la Révolution
I AVANT LA RÉVOLUTION
 
 

I S. Andéol

S. Andéol , Maintenant tout petit hameau de la commune de Claveyson est bâti sur le versant nord des coteaux formant la ligne de partage des eaux entre le bassin de l'Herbasse et celui de la Galaure. Ses coordonnées géographiques sont : 45 ° 09 36 Lat. N. et 2 ° 37 07 Long. Est. Donc 10 minutes 28 sec. en avance sur le méridien de Paris pour le temps vrai ; à 6 kilomètres dans la direction N.N.O de S. Donat.

Altitude 330 m environ.

La paroisse de S. Andéol  comme toutes les paroisses au nord de l'Isère appartenait autrefois à l'archidiocèse de Vienne et à l'archiprêtré de S. Vallier. Le Curé était à la nomination du chapitre de S. Maurice de Vienne lequel était son patron. (Colombet)

La paroisse de S. Andéol  se trouve mentionnée dans l'histoire dès 1458 sous le nom de paroisse de Montchastain 25. On trouve : Ecclesia de monte castagno. Prioratus montis castanei.d (Pouillé général de Vienne.) En effet un prieuré du même nom existait sur son territoire d'après un Cartulaire de Grenoble, en 1111.

Ce prieuré de l'ordre de S. Benoît et de la filiation de Cluny (Cluny au temps de sa splendeur comptait 2000 Maisons affiliées. XI et XIIe siècle.) dépendait de celui de Manthe ; il percevait les dîmes de la communauté de Claveyson, et il fut réuni à la fin du XVIe siècle à la paroisse de S. Andéol. (Brun-Durand.)

Probablement l'emplacement de ce prieuré de Montchâtain était attenant à l'église actuelle laquelle peut-être n'était que la chapelle du prieuré sur la paroi nord de l'église on voit encore la trace de bâtiments détruits, et à peu de distance la pioche en ramène au jour les restes des fondations. A l'époque des guerres de religion, XVIe siècle, il fut brûlé, les traces de l'incendie sont encore visibles, et c'est alors qu'il fut réuni à la cure (Archive de la Drôme E 2540-Terrier des archevêques de Vienne)

S. Andéol  au temporel dépendait du baillage de S. Marcellin (Isère). 26

 

II L'Eglise

L'église de S. Andéol  est très ancienne. Fixer d'une manière précise l'époque de sa construction est impossible ; Mais les différentes parties de cet édifice n'ont sûrement pas la même ancienneté.

L'abside demi-circulaire, le transept, la chapelle du midi, dite de la T. S.27 Vierge, la tour du clocher rectangulaire quant à sa base du moins élevée au dessus du transept, toutes ces parties remontant au XII siècle et sont de style roman ; à part la fenêtre de la chapelle du midi qui est de style ogival.

Toutes les parties de l'édifice sont très soignées comme construction, en pierre de taille molasse du pays, en appareil lié moyen. Le temps et les intempéries des saisons ont déjà, hélas ! notablement effrité ces pierres calcaires, surtout celles des angles et des contreforts, et chose étonnante, surtout celles du midi.

La chapelle de S. Joseph au nord, la sacristie au midi de l'église sont du milieu du XIX siècle et ne méritent aucune attention au point de vue architectural.

Les bas-côtés de la nef paraissent tenir le milieu comme époque de construction entre le choeur qui est du XII siècle et la façade qui est du XVI.

Le bas côté sud est en pierre de taille petit appareil bien soigné. Le bas-côté nord formait mur mitoyen entre la chapelle de la communauté religieuse et les bâtiments de service. La construction en est très mauvaise, mal faite, peu solide. On y voit encore les chambranles en pierre de deux vastes cheminés, où l'on pouvait faire rôtir un bœuf entier, l'une est au rez-de-chaussée, l'autre au 1er étage ; et les encoignures de deux placards.

La façade tournée à l'occident est un fort joli morceau de style ogival de la fin du XVI siècle. Grande et haute porte ornée de moulures, rosace, corniche à mi-hauteur, large entablement à 1 m du sol. La corniche supérieure formée de gros blocs de pierre n'a été construite qu'en 1860.

L'église est orientée selon la tradition chrétienne avec cependant 2 ou 3 degrés d'inflexion sur le sud-est. Pourquoi ?.. Ses dimensions sont les suivantes :

Longueur totale dans oeuvre : 18,20 m. ; Largueur du transept 13,4 m. ; Largeur de la nef : 5,40 m. ; Hauteur du transept : 6,40 m. ; Hauteur de la nef : 6,3 m.

Par qui l'église de S. Andéol  a-t-elle été bâtie ? Il est fort difficile de répondre vu l'absence de documents. Voici ce que l'on peut raisonnablement conjecturer. Des religieux cordeliers 28 remplacèrent les bénédictins dans leur prieuré et ce sont ces religieux cordeliers qui probablement ont édifié l'église comme chapelle de leur communauté. Preuves : sur le linteau de pierre qui coupe en deux la grande porte d'entrée, il y a un grand écusson de pierre à moitié rongé par le temps dont l'écu porte trois lacs, deux en chef et un en pointe. A la naissance des nervures et à la clef de voûte du transept et de la voûte de la vieille chapelle du midi on retrouve plusieurs fois ce même écusson (11 fois). Plus tard nous verrons que momentanément des religieux récollets feront le service de l'église comme Curés commis. Les bâtiments de la communauté étaient établis au nord et adossés à l'église. On voit encore la porte de communication. Cette Maison religieuse fut brûlée très probablement pendant les guerres de religion si violentes dans nos pays. On en retrouve encore les fondations dans le champ voisin. Peut-être Maison de campagne où les religieux d'une communauté voisine envoyaient leurs malades humer la bonne bise et refaire leur santé.

L'église de S. Andéol  n'était donc probablement que la chapelle d'une petite communauté religieuse. Quelques demeures sont venues s'abriter près de la Maison de prières ; c'est là vraisemblablement l'origine du petit hameau de S. Andéol.

Autrefois l'église possédait une belle relique du S. Patron Andéol martyr, c'était un os de grande dimension, un bout de péroné semble-t-il. Pendant chaque dimanche du mois de Mai une grande foule de peuple venait des environs vénérer cette relique. Assez souvent même des pèlerins venant de fort loin accouraient pour vénérer la relique de S. Andéol.

Voici un miracle raconté par un témoin digne de foi le P. Jacques Gautier de la Compagnie de Jésus natif d'Annonay dans la "Table chronologique de l'état du christianisme" page 40 Edition de Lyon 1619 : ″S. Andéol  sous diacre envoyé d'Orient en France par S. Polycarpe... eut la tête fendue avec une épée de bois... On a encore de ses reliques en son église du Bourg S. Andéol. Près de laquelle ville il y a diverses églises tirées de son nom où sont arrivés plusieurs miracles ; nommément en celle qui est voisine de S. Donat en Dauphiné près de la noble, dévote et vrayment catholique maison du seigneur de Claveyson... Desquels je toucherai ici brièvement celui dont j'ai moi même procuré la vérification et attestation et que plusieurs gens d'honneur ont vue... I1 y a quelques années qu'à Voiron en Dauphiné, un cordonnier nommé Maître Carlin avait un fils nommé Jacques Carlin impotent de ses jambes pour la guérison duquel ayant en vain employé les drogues et industrie des médecins et chirurgiens de la terre, il eut recours au médecin céleste et le voua et fit porter à la susdite église de S. Andéol ; devant laquelle il ne fut pas plutôt entré qu'il se sentit allégé de son mal. Et y  avant séjourné en dévotion les 9 jours... Il fut ramené sain à Voiron sa patrie où un chacun le voyant marcher sur ses pieds fut saisi d'admiration... la susdite attestation est signée de la main de celui qui a été guéri, de son propre père, et autres parents et voisins, outre MM. les Curés de St­ Andéol et de Voiron avec divers notaires..." (S. Andéol  par, Onésinne Mirabel p. 269.)

La relique de S. Andéol  fut interdite comme non authentique par Mgr Chatrousse, évêque de Valence, en tournée pastorale.29

 

III Le cimetière

Le cimetière contigu à l'Eglise, maintenant sur le côté et côté du midi, autrefois s'étendait encore sur le côté du couchant ; de sorte que pour entrer dans l'église on passait entre les tombes, comme on le fait encore à La Motte de Galaure.

L'Eglise ; la maison religieuse encore bien conservée et adossée à l'église au nord, le cimetière encadrant l'église dans cette dernière paroisse, donnent une idée très exacte de ce qu'était autrefois le prieuré de S. Andéol, sans oublier le porche qui existe encore à La Motte30 et qui existait autrefois sur la porte de l'église de S. Andéol  et qui malheureusement a été détruit. On en voit encore les traces, les pierres de la façade creusées pour soutenir les poutres du porche.

Une importante curiosité avoisine le cimetière de l'église de S. Andéol. C'est un très gros tilleul mesurant 3,75 m de circonférence et environ 25 m de haut. S'il faut se fier en ce cas à la loi des proportions nous savons son âge à peu de chose près. Mesurant la circonférence des petits tilleuls qui avoisinent, connaissant exactement l'année de leur plantation nous disons que ce tilleul colosse a de 154 à 168 ans qu'il a été planté aux environs de 1736 ou 1750, sous Louis XV31

Les murs du cimetière ont été réédifiés vers 1865, M. Thivolle-Morand étant Maire de la commune de Claveyson.

 

IV S. Andéol  est le patron de la paroisse

A quelle époque, pourquoi et comment cette paroisse qui s'appelait Montchâtain, Mons castaneus, mont des châtaigniers a-t-elle pris le nom. de S. Andéol ? Personne ne peut le dire avec certitude, les documents font défaut. On en est réduit aux conjectures.

Ce nom de Montchastain était très juste ; car la petite élévation qui domine S. Andéol  au sud-ouest à "Truchet Montet" était autrefois couverte de châtaigniers, il en reste quelques uns fort gros. Le terrain siliceux convenait à ces arbres et ils y prospéraient. C'était donc bien le mont des châtaigniers dont il est parlé dans le vieux cartulaire de Grenoble de IIII, XII siècle : Ecclesia de Monte castagno. Prioratus montis castanei.d Altitude selon la carte de l'Etat-major 411 m au-dessus de la mer ; donc 51 m au-dessus du hameau de S. Andéol  qui est à 360 m au-dessus de la mer.

Ce petit prieuré de Montchastain de l'Ordre de S. Benoît se procura une relique de S. Andéol. Dans le cours du Moyen âge, pourquoi et comment ? Mystère ! Cette relique attira les populations pieuses du voisinage. On venait vénérer la relique du saint martyr de loin, peut être même des miracles vinrent en différents temps confirmer la foi des fidèles ; de là une vrai célébrité locale pour la relique. On prit donc l'habitude de dire : Je vais à S. Andéol  de Montchâtain ; c'est à S. Andéol  de Montchâtain... ou d'autres expressions analogues. Le peuple qui n'aime pas les longueurs supprima bientôt la dernière partie de l'expression et se mit à dire simplement : Allons à S. Andéol  ; C'est à S. Andéol  qu'il va etc., ou d'autres expressions semblables, Mais l'habitude fut vite prise et on dit de S. Andéol  tout court pour désigner la localité. C'est probablement ainsi qu'il faut expliquer ce changement de nom. Pendant la Révolution où n'était plus toléré de noms de saint, le vieux nom de Montchâtain revint en usage, Mais ce ne fut pas pour longtemps.

Maintenant on dit : S. Andéol de Claveyson car ce petit hameau fait partie de la commune de Claveyson et ainsi on le différencie de S. Andéol en Quint.

Les documents font absolument défaut pour établir une notice un peu sérieuse sur l'histoire passée de St­ Andéol. Ce n'est qu'à partir de 1616 ou 1617 que nous avons un écrit. Et encore qu'est-ce ? Le registre de catholicité tenu régulièrement par les prieurs Curés qui se sont succédés dans la paroisse. Les uns soignent la rédaction, leurs actes sont lisibles, ils ont du goût c'est un plaisir de les suivre ; les autres rédigent leur registre comme de véritables goujats et on peut à grand peine déchiffrer l'écriture. Le tout a été attaché ensemble, recouvert d'une feuille de parchemin et on peut le consulter relégué dans un placard de la Mairie de Claveyson. Qui l'a sorti d'ici et porté à Claveyson ? On ne sait. Les mêmes peut-être ou probablement qui enlevèrent pendant la tourmente révolutionnaire une cloche dans le clocher de S. Andéol  et la portèrent dans le clocher de Claveyson. Elle y est restée comme le registre de catholicité. Depositum custodis.

Ce registre commence en 1616 et se poursuit sans grosses lacunes jusqu'en 1792, soit un laps de temps de 176 ans. Nous allons l'ouvrir et y glaner quelques notes intéressantes. D'abord sur une feuille volante quelques actes de baptêmes sous la signature de Maignot ou Maignat Curé. Jérôme de Villars était alors archevêque de Vienne. Jusqu'en 1626.

Il ne faut pas perdre de vue que 50 ans auparavant le Concile de Trente avait imposé aux paroisses la tenue du registre de catholicité, et que les vieilles lois françaises avaient chargé les Curés de la tenue des actes de l'Etat-civil.

Les Curés de S. Andéol  avant la Révolution signent tours leurs actes de catholicité de ce nom : Prieur Curé. Ce qui signifiait : Curé, qu'ils avaient charge d'une paroisse à eux dûment confiée par l'évêque. Prieur qu'ils avaient charge du prieuré.

Souvent les religieux avaient à la campagne des fermes, des terres plus ou moins considérables, et ils les géraient en y envoyant un certain nombre de religieux qui à la fois prenaient soin du temporel et célébraient le service divin dans leur chapelle domestique. Peut-être même leurs malades, leurs convalescents étaient-ils internés dans des maisons de campagne. Ces fermes ou Maisons se nommaient obédiences ou  forieurés et le chef qui y gouvernait Prévôt ou Prieur, d'où l'on fit aussi Prévôté. On trouve aussi Prieurs ruraux ou Forenses. (D'Héricourt)

Voilà l'explication très vraisemblable du prieuré de S. Andéol  ou plutôt de Montchastain : Prioratus montis castanei. Or nous savons que ce prieuré fut uni à la paroisse dans le cours du XVIe siècle, d’où l'expression usuelle : Prieur Curé, pris par tous les Curés de St­ Andéol, jusqu'à la Révolution.

S. Andéol  lisons-nous dans un acte de décès était du mandement de Claveyson, ou de la Communauté de Claveyson 32.

Note en marge : En 1618 dans la nuit du 17 au 18 Octobre s'écroula le clocher de S. Donat, lequel était une merveille.

 

V  P. Montagnat

P. Montagnat Prieur Curé de S. Andéol  du mois de Janvier 1617 au mois de Juin 1654, son pastorat eut donc une durée de 37 ans.

Sous son priorat le 23 Février 1620 a été enseveli dans l'église Louis Rebastet.

Le 3 Septembre1620 même année que ci-dessus Geneviève Bocon femme de Charles Cheval a été ensevelie dans l'église. Pourquoi ces sépultures dans l'église ?

Le 20 Décembre 1622 M. P. Montagnat annonce des prières, commencées pour l'âme de Antoine Cheval décédé dans l'armée du roi au siège de Montpellier. Il fait la même chose en différents temps pour plusieurs soldats morts à l'armée.

Le 18 Juin 1627 M. le Prieur Curé reçoit et publie les ordonnances de Monseigneur le Révérend archevêque de Vienne et Comte Pierre de Villars. C'est Pierre VI de Villars archevêque 1626 à 1662. Son neveu Henri de Villars lui succédera en Juin 1662 et mourra le 27 Décembre 1693.

Le 29 Avril 1628 Noble Charles d'Othun chevalier de l'Ordre du roi, seigneur de la paroisse de S. Andéol  mandement de Claveyson est décédé et a été enseveli dans la ville de Romans. On ne dit pas où il est décédé. C'est la première et dernière fois qu'il est fait mention dans le registre, du seigneur de S. Andéol.

Le 25 Novembre1628 Agnès Martin décédée a été ensevelie dans le jardin (sic) signé : Montagnat Curé.

Le 8 Janvier 1629 Antoine Martin aussi enseveli dans le jardin (sic).

Le 14 Janvier 1629 François Martin encore enterré dans le jardin.

Le 1er  Février 1629 Guillaume Bessey enterré dans le champ Mathieu Bessey auprès du poirier qui est proche du jardin.

Le 11 Avril 1629 Henri Thivolle ou Tivolle enterré sous (sic) la Maison de Jehan Robin. Ainsi le certifie, l'atteste. Signé : Montagnat Curé.

N. B. : Ici j'ai copié textuellement le registre à cause de la rareté du fait. Pourquoi ces sépultures toutes la même année faites dans le jardin ? Quel jardin ? Celui du mort sans doute. Faites auprès du poirier, sous une maison ? Ces sépultures sont curieuses, Mais mentionnées sans explication comme une chose ordinaire, commune, qui ne doit pas attirer l'attention, ni exciter l'étonnement des contemporains. Tous les autres paroissiens sont dits "sépulturés" dans le cimetière.

Notes en marge : L'explication est peut-être celle-ci : En cette année 1628 la peste ravagea la plus grande partie de l'Europe et de France. (Ami du c. n° 45­-1909) Et l'on n'osait pas ensevelir ces pestiférés dans le cimetière. La même chose eut lieu en 1668.

Seraient-ils protestants ? Le Curé a agi comme officier de l'Etat civil en établissant leur sépulture sur le registre. Le Curé a-t-il assisté à la sépulture ? L'accès du cimetière était-il impossible ; le cimetière était-il interdit ?

Nous ne lirons plus ces ensevelissements hors de la terre bénite du cimetière, dans les pages suivantes du registre de catholicité.

Le 2 Juillet1634 la bénédiction nuptiale est "impartie" à Jehan Noyaret de la paroisse de S. Victor de Val (sic) avec la permission du Curé du dit S. Victor. A remarquer cette pieuse expression "avec la permission" que l'on retrouve dans les actes suivants.

Le 6 Février 1637 la bénédiction nuptiale est donnée "par permission du Père François Testey religieux de l'Ordre de S. François au couvent de Charrières faisant charge de Curé à Châteauneuf˝, à Michel Reynaud.

N.B. : ˝En 1454 Jean de Montchenu fondait près de Châteauneuf de Galaure dans un prieuré de l'Ordre de Cluny les Cordeliers de Charrières" (Colombet Hist. de l'Eg. de V. II 375).

Le 4 Juillet1638 la bénédiction nuptiale est donnée avec la permission de Messire de Maisonneuve chapiscol de S. Donat substitue (sic) du Curé, à Rebastet et à François Genthon de S. Donat, contrat de mariage reçu par Michel Popon notaire.

Même jour 4 Juillet1638 en vertu de la même permission bénédiction nuptiale donnée à Benoit Genthon et à Madeleine Rebastet de S. Andéol.

Le 10 Juin 1640, bénédiction nuptiale donnée à Alp. Gachet de la paroisse de S. Bonnet avec la permission du Curé du dit S. Bonnet.

Le 7 Janvier 1646 bénédiction nuptiale à un homme de Bren avec la permission du Rév.33 Père Brunet jésuite34 faisant les fonctions de Curé à Bren.

Le 12 Juillet1648 bénédiction nuptiale ... avec la permission du Sieur Artagnon ou Autagnon Curé de S. Jean de Murey (sic).

M. Montagnat Curé de S. Andéol  signe son dernier acte qui est un baptême en Juin 1654. On trouve encore cependant sa signature pour un baptême du 29 Septembre1655, alors que déjà il y a plusieurs actes faits et signés par son successeur Jean Rebastet.

Il est à croire qu'il s'est retiré du service actif de la paroisse avant sa mort, qu'il n'est pas mort à S. Andéol. On ne trouve pas dans le registre son acte de décès.

De 1617 à 1626, soit 10 ans, il y a inscrit 54 baptêmes; 17 sépultures. Moyenne annuelle 5,4 ; 1, 7.

De 1627 à 1636, soit 10 ans il y a inscrit 68 baptêmes et 34 sépultures. Moyenne annuelle : 6,8 ; 3,4.

Les noms de .famille de S. Andéol  qui reviennent le plus souvent à cette époque dans les registres sont : Tivolle dit Morand, Cheval, Rebastet, Bruas ou Bruyat, Rénaud ou Reynaud, Montet, etc.

Les Curés du voisinage sont à S. Donat : Arcajon ou Arcajay 1634-1637 ; Thomas de la Garde 1649-1666, à S. Jean de Mureil : Autagnon.

 

VI Jean Rebastet

Jean Rebastet Prieur Curé de S. Andéol  de Janvier 1654 à Mars 1665 soit 11 ans seulement. Il est probable que ce Curé était originaire de S. Andéol , que sa famille n'était pas même des moindres, et que vu les signatures qui sont mêlées à celles de son prédécesseur, il ne fut d'abord que Curé commis probablement à cause de l'absence ou d'une maladie du Curé précédent.

On appelait Curé commis celui qui remplaçait le Curé titulaire, quand ce dernier était absent, malade ou interdit. Le Curé commis recevait dans le diocèse de Vienne 300 livres comme portion congrue. Le titre et le casuel restaient au Curé titulaire. (Colombet III, 328)

Le Curé signe son 1er  mariage le 21 Janvier 1654 ; son 1er  baptême le 25 Août1654 ; son 1er  enterrement le 2 Février 1655.

Le 27 Octobre1655 le Curé J. Rebastet enterre dans l'église Jean Gay ; le 14 Février 1658 encore dans l'église Jean Bruas. Le 3 Février 1658 dans l'église Jacques Cheval ; le 17 Décembre 1658 dans l'église Jean Bruas colon ; le lendemain encore dans l'église enterré Clauda Cheval. Souvenons nous que le 3 Septembre1620 une femme G. Cheval avait aussi été inhumée dans l'église.

Ici copions : ˝Le 8 Décembre 1660 Matalin Robin a été enseveli dans l'église paroissiale de S. Andéol  auprès de l'autel de N-D du S. Rosaire, etc. en foi de quoi ce me suis signé comme Curé du sus dit lieu Jean Rebastet Curé.

François Robin, frère dudit Robin décédé reçoit aussi moyennant finance le droit d'enterrer dans la susdite tombe tous ceux qui sortiront de sa maison."

Ces ensevelissements dans l'église sont fréquents sous le ministère de ce Curé. Qui peut causer cette dérogation à la règle générale d'enterrer dans le cimetière ?

Le 15 Mars 1665 dernière signature de M. Rebastet ou Rebatet Curé. Ce prêtre a une bien mauvaise écriture et les actes ne sont pas rédigés avec soin.

Le 14 Juillet1665 a été enterré Messire Jean Rebastet Prieur Curé de S. Andéol, signé Monier Curé. Probablement Curé commis seulement.

 

VII Gabriel Monier

Gabriel Monier ou Monyer Prieur Curé de S. Andéol  d'Août1665 à Août1689 soit un laps de temps de 24 années.

Gabriel Monier signe son 1er  baptême le 23 Août1665, son écriture est belle, bien formée, ses actes écrits avec soin.

Le fait remarquable de son priorat pastorat fut d'abord le baptême de la cloche ; puis la présence de vicaires de la paroisse.

˝Le 11ème d’Avril 1667 la petite cloche de S. Andéol  à été bénite par moi Curé soussigné, après avoir obtenu la permission de Mgr l'Archevêque de Vienne. Le parrain a été M. Popon capitaine châtelain du marquisat de Claveyson ; la marraine damoiselle Marguerite Guigon (ou Guigou) femme au dit sieur Popon36. Le nom. a été Andéol. La susdite bénédiction a été faite en l'assistance de Messire Jean Debost Curé à Claveyson et de Messire Gabriel Baternay Curé de Ratières. Signé Monyer Curé de S. Andéol.˝

Cette petite cloche ainsi bénite en 1667 malheureusement se fêla, puis fut refondue en 1822 à S. Andéol même aux frais de M. Jean-Barthélemy Caillet Curé de Tullins (Isère), enfant du pays.

Fait extraordinaire et qui semble tout à fait invraisemblable, c'est que sous le priorat pastorat de M. G. Monier on voit des vicaires à S. Andéol , toute petite paroisse cependant et incapable d'occuper deux prêtres. Le fait se continuera sous le successeur.

Ces vicaires ne sont sûrement pas nommés dans la paroisse pour remplacer le Curé absent, malade ou interdit, puisque on trouve les signatures du Curé et du Vicaire ensemble dans le même temps en différents actes. Elles alternent souvent. Puis, plus d'une fois à la fin de l'année écoulée on trouve au bas du registre cette attestation :

" Je Gabriel Monyer Prieur et Curé de S. Andéol  certifie et atteste que tous les actes… contenus au présent registre ont été dûment faits par mon vicaire ou moi... Signé Monyer Curé. "

Notes en marge : En l'année 1668 la peste fit des ravages en France. Et à S. Andéol  ???

En 1669 L'hiver fut d'une excessive rigueur.

Pendant l'hiver de 1674 à 1675 la famine fut terrible dans nos contrées. Le Duc de Lesdiguières mandait au roi (1675) que les habitants après avoir pendant l'hiver vécu d'un pain de glands et de racines en venaient à manger l'herbe des prés et l'écorce des arbres.

1685 15 Octobre, révocation de l'Edit de Nantes.

1- Roland vicaire de 1669 à 1670, un an. On le retrouve en 1675 Curé à S. Avit paroisse voisine.

2 - Besson vicaire de 1671 à Mars 1676, cinq ans.

3 - Habrard vicaire de Janvier 1677 à Mai 1677, cinq mois.

4 - Constand vicaire une 1ère fois d'Août 1677 à Octobre 1678.

5 - J. Bernard vicaire de Février 1679 à Juin 1680, 18 mois.

6 - F. Constand 2ème fois de Novembre 1681 à Juillet 1682.

7 - Deloche vicaire de Janvier 1686 à Novembre 1687, 22 mois.. On retrouve ce dernier en 1691 Curé à S. Avit puis en 1694 Curé de S. Jean de  Mureils.

8 - G. Maisonneuve vicaire d'Avril 1688 à Août 1689 ; il enterre son Curé. Nous le retrouvons Curé de Bathernay en 1690, puis Curé de Claveyson. Ce Maisonneuve est-il originaire de S. Donat ; est-il parent avec Maisonneuve notaire royal à S. Donat en 1685  ?

Sous M.G. Monier on voit F. Philibert Pernot religieux observantin du couvent de Charrières vicaire à S. Avit en 1675.

Sous ce même Curé le 4 Mars 1676 les oratoriens sont établis à Vienne par l'archevêque Henri de Villards pour diriger le Grand séminaire (Collombet)

Le 23 Mai 1678 mandement de ce même archevêque pour publier le nouveau bréviaire. 1ère édition, 2 gros volumes in 8°, fort cher.

Notes en marge : Ce Bréviaire est largement imbu des idées jansénistes du temps. Il sert de modèle à celui de Pelin donné par François de Haslay 2 ans après en 1680 et encore plus janséniste (1911).

Le 27 Juillet 1689 M. Gabriel Monier signe son dernier acte ; il meurt le 17 Août 1689 à 1h après minuit, à l'âge de 55 ans. M. Monier fut enterré dans l'église de S. Andéol  le 18 Août1689 par M. P. Maisonneuve son vicaire en présence des confrères ci-dessous désignés :

1       Debost Curé de Claveyson.

2      Lagrange Curé de Bren.

3      Bresson Curé de S. Martin d'Ost (sic). C'est probablement l'ancien vicaire de S. Andéol  de 1671 à 1676.

4      Tabarin Curé de S. Donat.

5      Brillon Curé de S. Muris (sic).

6      De Saint-Julien Curé de Fay

7      Labrosse.

8      De Méronne prieur.

9      Deloche prêtre.

Les noms de famille qui paraissent le plus souvent dans l'église à cette époque sont : Tivolle ; Bruas ; Reynaud ; Sylvestre ; Rebastet ; Passaris ; Costelet ou Cottelet ; Robert, Argou ; Bourguignon ; Popon ; etc... Cette dernière est domiciliée à Claveyson, très importante dans le pays et fournit des prêtres, des capitaines, des notaires.

N.B. : De 1666 à 1675 soit 10 ans il y a sur le registre 71 baptêmes et 53 enterrements. Moyenne annuelle 7 et 5.

Ces chiffres comparés à ceux que nous avons donnés précédemment et que nous donnerons par la suite montrent que la paroisse de S. Andéol  n'a pas été plus populeuse au XVIIè siècle qu'au XIXè siècle et que c'est une légende insoutenable de dire comme le font les habitants actuels qu'autrefois S. Andéol  était un gros bourg. C'est une manière de dire commune en bien des endroits.

On trouve dans les actes de baptême cette expression : fils donné... fille donnée de..., avec le nom du père.

 

VIII Jean Notaire

Jean Notaire Prieur Curé de S. Andéol  de Septembre 1689 à Avril 1728, il règne donc 39 ans.

M. Notaire n'avait que 35 ans quand il fut nommé Curé de la paroisse de S. Andéol, n'importe tout de suite il eut des vicaires. Voici leurs noms :

1-           Defrenaud en 1689 ne reste que peu de temps.

2-           Richard vicaire de Mai 1692 à Février 1694, 2 ans.

3-       De Saint-Julien vicaire de Novembre 1694 à 1695, 1 an. Ce dernier devient Curé de Baternay.

4-           Derousse vicaire quelques mois en 1699.

5-           Michel vicaire aussi quelques mois en 1711.

Il est probable que M. Notaire était originaire du voisinage, car souvent on trouve la signature comme témoins de : Pierre et Joseph Notaire, Anne Notaire, François Notaire cavalier mort de ses blessures en 1709 à S. Andéol. Ou peut-être M. le Curé de S. Andéol  vivait en famille.

Voici les quelques faits importants qui se sont passés à S. Andéol  sous son priorat pastorat :

Le 5 Avril 1695 fut baptisée dans l'église de S. Andéol  Louise fille naturelle de Jeanne Caillet de S. Barthélemy qui vint accoucher à S. Andéol , et de François Coulomet ou Coutonnet de S. Vallier. Le parrain fut Tivolle dit Vineton de S. Andéol  et la marraine Louise Deville de S. Etienne-en-Forez. Signé Notaire Curé.

Notes en marge :

L'an 1693 et 1694 grande famine, on mange du pain de son, 2 sols et 6 deniers la livre.

1699. 30 Mai Concilie provincial à Vienne.

De 1708 à 1709 régna le terrible hiver qui fit tant de victimes.

Le 18 Février 1716 Benoît Rebastet garçon de 26 ans fut blessé à mort dans le chemin et le long de la lisière du bois de Montaudin, quelques instants après le coucher du soleil. Les soins du chirurgien de S. Donat Seigneuret mandé en toute hâte, ne le sauvèrent pas. Ce jeune homme mourut 1 heure et demie après et fut enseveli le lendemain dans le cimetière de S. Andéol. Le registre ne raconte pas quelles furent les suites de cet assassinat, ni même si la victime était de S. Andéol, ce qui est probable cependant car les Rebastet étaient une famille nombreuse importante à cette époque dans la paroisse.

Notes en marge : Les Croix présentaient droit d'asile pour 9 jours aux fugitifs et poursuivis. Jusqu'au XV siècle si quelqu'un poursuivi par des ennemis se réfugie sous une croix plantée sur le chemin qu'il reste libre comme de l'église même. (Concile de Clermont 1095).

C'est peut être en souvenir ou en expiation de crime commis que l'on plantât la croix dite de Montaudin à l'intersection du Grand chemin et de celui qui montait à S. Andéol . Non à la place actuellement occupée par la croix de mission qui n'a été mise en cet endroit qu'en 1858, Mais à environ 200 m plus au midi, dans le bois. Les anciens se rappellent encore avoir vu cette vieille croix.

Le 7 Janvier 1717 mariage entre J. Champion et Marie Nivon. Présent Jean Crochat cousin de ladite Nivon. Notons au passage ce nom de Crochat qui sera pourvu soixante dix ans après d'une triste célébrité ici et dans les paroisses voisines.

En Juin 1697 un Sieur Vincent Viron de S. Muris (sic) vient à S. Andéol  il y épouse Fleurie Garçon et y demeure. Ce fut la tige des Viron de S. Andéol .

Les noms des familles qui paraissaient le plus souvent dans le registre sont, outre ceux déjà énumérés : Les Bruas, les Sylvestre, les Reynaud, les Rebastet, les Robert, les Riotord, les Gay, les Chastain, les Fonfrède, les Crozet, les Nivon, les Dreveton, les Bouzon, les Tivolle très nombreux qui se subdivisent en Tivolle dit Morand, dit Garguet, dit Maret, dit Lacaille, dit Vineton.

En 1722 Invasion de la peste qui fit 80 000 victimes.

Notes en marge : L’an 1721 la peste ravagea la France.

De 1692 à 1701 soit dix ans, nous notons 97 baptêmes et 70 sépultures. Ce qui donne une moyenne annuelle de 9,7 baptêmes et 7 sépultures. Ces chiffres n'avaient jamais été atteints et ne se retrouveront plus à l'avenir jusqu'à la Révolution.

˝Le 21 Avril 1728 a esté enseveli dans l'église de St. Andéol Messire Jean Notaire prêtre et Curé de cette paroisse muni de tous les sacrements décédé le 20 Avril dite année sur les 10 heures du matin, âgé d'environ 74 ans. Le dit enterrement fait en présence de : Messire Humbert Ennernond Brenier de Bel Air prêtre et Curé de Clérieux ; de Messire François Ollivier prêtre et Curé de S. Donat ; de Messire Louis Chalvet prêtre et capiscol de l'église collégiale de S. Donat, de Messire Hugues-Joseph de la Rivière sacristain de la dite église de S. Donat ; de M. Jean Robin prêtre et Curé de Ratières ; lesquels ont signé avec moi. Blache Curé de Bren.˝

M. J. Notaire est le dernier Curé de S. Andéol avant eu des vicaires. Notons que lui et son prédécesseur, seuls en ont eu jusqu'à la Révolution.

M. Jean Robin Curé de Ratières fait l'intérim du service paroissial à S. Andéol  jusqu'au mois de Juin 1728.

 

IX Frère Norbert

Frère Norbert religieux Récollet 37 dessert la paroisse de S. Andéol  du mois de Juin 1728 au mois d'Avril 1729.

M. Ollivier Curé de S. Donat fait aussi un baptême à S. Andéol, au mois d'Avril 1729 en l'absence dit-il du Curé commis.

Frère Chrysostôme Bouchard religieux Récollet dessert provisoirement la paroisse de S. Andéol  de Mai à Août 1729.

Frère Bérard Cordier religieux Récollet signe sur le registre à S. Andéol  en Juin 1729 comme Curé commis.

N.B. : Quoiqu'il n'en soit pas fait mention, il est fort probable que ces religieux Récollets qui faisaient provisoirement les fonctions curiales dans la paroisse de S. Andéol  comme Curé commis appartenaient au couvent des Récollets de la Tour du Pin.

Pourquoi ne pas choisir de préférence pour faire l'intérim, un Curé voisin ?

 

X Faure

M. Faure Prieur Curé de S. Andéol  de 1729 à Décembre 1732, exerce pendant 2 ans et demi.

D'où venait ce nouveau Curé ; quel est son prénom. ? Le registre de catholicité est muet sur tous ces points. Mais ce qui est bien sûr et bien visible c'est que le livre est mal signé, en désordre, l'écriture mauvaise, bien des actes ne sont pas même signés.

Si la paroisse est tenue comme les registres, les paroissiens en durent voir de belles, sous ce court pastorat. Aussi M. le Curé ne tarde pas à partir. Benedicat Dominus exitum tuum, et impediat redditum tuume

Aussi ne soyons pas surpris de la visite canonique qui eut lieu sous son successeur et du triste état où l'on trouva l'église et le presbytère.

Il est très probable que la Cure avant la Révolution était le bâtiment qui en tient lieu actuellement. On dit que l'ancien prieuré y avait des communs, des écuries.

M. Hermitte en bâtit le mur de soutènement du jardin disent les anciens.

 

XI Joseph Dumas

Joseph Dumas Prieur Curé de S. Andéol  de Janvier 1733 à Octobre 1774, il règne donc 41 ans. C'est le plus long pastorat dont il soit question dans les registres.

M. le Curé avait 39 ans quand il prit possession de son poste. Le fait le plus saillant qui signale le commencement de son pastorat fut une enquête canonique, sans doute provoquée par M. le Curé de la paroisse, pour faire constater les ruines, ou l'état de délabrement dans lequel étaient la cure et l'église, ce qui sûrement était le fait de son négligent prédécesseur.

Donc le 20 Mars 1733 deux mois après la prise de possession du Curé, Messire François Galien prêtre et Curé de S. Barthélemy de Vals en suite de la commission donnée par M. Didier doyen du chapitre de S.­ Maurice de Vienne et vicaire général de son Altesse Mgr l'archevêque, vient faire à S. Andéol  une visite de l'église et de la cure, revêtu d'un surplis et d'une étole, les autres formalités dûment observées... Presque tout est signalé en très mauvais état. Ciboire, calice, patène non dorés ; trois ornements : l'un rouge, le 2d vert, le 3ème de toutes couleurs, qui ont besoin de réparations. Le noir hors d'état de servir. Deux nappes à demi usées ; une aube et une ceinture usées. Fondation d'une messe par semaine dans la chapelle Notre-Dame non payée et non acquittée. Cure avec murailles menaçant ruine, pas de potager. Murs du bûcher manquant par les fondements et il est hors d'état de servir. Acte fait en présence de plusieurs témoins de S­. Andéol, et signé par Galien Curé, Dumas Curé, autres témoins illettrés. Acte tiré presque mot à mot du registre de catholicité.

N. que le chapitre de la cathédrale de S. Maurice de­ Vienne était patron de la cure, qu'avec raison il avait à s'occuper de ce qui intéressait le Curé et sa maison.

A ce moment était archevêque de Vienne Henri Osval de La Tour d'Auvergne nommé cardinal en 1737, 4 ans après.

Il y avait dans les paroisses voisines des Caillet en résidence comme en font foi ; l'aventure du 5 Avril 1695 raconté plus haut ; puis des signatures dans le registre comme témoins de Jean, de Hugues, de Joseph, de Barthélemy Caillet.

Le 25 Janvier 1757 a lieu à S. Andéol  le mariage de Barthélemy Caillet né à Fay, avec Catherine Chaffat domiciliée à S. Andéol. L'époux vint habiter dans la Maison de son épouse qui probablement était fille unique 38.

De ce mariage naquirent 12 enfants comme nous le verrons dans la suite. C'est la tige des Caillet de S. ­Andéol.

Barthélemy Caillet né à Fay le…, marié à S. Andéol  le 25 Janvier 1757, décédé à S. Andéol  le 23 Frimaire an XIV de la République (15 Décembre 1805) à l'âge de 78 ans environ.

Catherine Chaffat son épouse née à S. Andéol  décédée à S. Andéol  en 1821, le 31 Mai âgée de 88 ans environ.

˝Le 8 Juin 1763 a été baptisé dans l'église de S. Andéol Jean-Barthélemy Caillet fils légitime de Barthélemy Caillet et de Catherine Chaffat, né d'aujourd'hui. Son parrain a été Jean Caillet et sa marraine Marie Dreveton illitérés enquis et requis. Signé Dumas Curé.˝

C'est l'aîné des 12, il arrive après 6 années de mariage et deviendra une célébrité plus tard.

Son parrain Jean était son oncle paternel frère de son père domicilié à S. Philibert 39.

Dans une période de 10 ans de 1734 à 1743 il y a à S. Andéol  80 baptêmes et 19 décès. Moyenne annuelle 8 et 1,9. La même qu'au siècle auparavant.

N. Ne faudrait-il pas supposer des oublis dans les actes de décès ?

Les familles dont les noms reviennent le plus souvent dans les actes sont : Tivolle dit Morand ; Tivolle dit Maret ; Chaffat ; Bruas ; Cheval ; Sylvestre ; Viron ; Dreveton ; Darnat ; Rosier ; Perrossier ; Montet ; Boucharet ; Pangon ; etc…

C'est sous M. Dumas Curé que probablement a été planté le tilleul qui avoisine le cimetière, de 1736 à 1750. Il a Maintenant 3, 75 m de circonférence, c'est un colosse.

Note en marge : Note de 1921. Le tilleul a été planté par M. Antoine Bidon Chanal ami de M. Dumas Curé et habitant momentanément S. Andéol, c'était vers 1754. C'était l'arrière grand-père de Mme Luyton de S. Donat.

Le 12 Octobre 1774 fut enseveli le corps de Messire Joseph Dumas, prêtre et curé de S. Andéol  décédé le 10 à l'âge de 80 ans environ. Sont présents M. M. Fay Curé de Fay ; Antoine Perrachon Curé de Veaunes. Rondet Curé de Ratières. Chosson Curé de Bathernay; Desrieux Curé de Bren. (voir la table des Curés de Bren à la fin) ; Magnard Curé de Montchenu, Robert chanoine, probablement de la collégiale de S. Donat, Bardonèche Curé de S. Pierre de Blaye.

On ne dit pas s'il a été enseveli dans l'église comme ses prédécesseurs.

 

XII Antoine Bruéron

Antoine Bruéron curé commis de S. Andéol  d'Octobre1774 à Mars 1775.

On ignore d'où il était originaire et rien de saillant ne s'est passé dans sa courte administration.

 

XIII Jean-Jacques Hermitte

Jean-Jacques Hermitte Prieur et Curé de S. Andéol depuis le mois d’Avril 1775 jusqu'au mois de Septembre 1791 règne 16 ans.

Le nouveau Curé devait être originaire d’un pays bien éloigné, car on constate malheureusement de très fréquentes absences. Il semble abandonner sa paroisse et c’est ordinairement des voisins ou M. Caillet vicaire à S. Sorlin et enfant du pays qui administre les sacrements.

Il a sans doute à la cure avec lui : 1° un parent qui signe presque tous les actes de catholicité, comme témoin J. Hermitte et qui dès le mois de Février 1776 s’intitule Clerc Tonsuré. 2° et aussi une parente sœur, nièce ou cousine : Marie Hermitte.

˝Barthélemy Caillet fils de Barthélemy Caillet et de Catherine Chaffat mariés, est né et a été baptisé le 13 Septembre 1776. Le parrain a été Jean-Barthélemy Caillet son frère, et la marraine demoiselle Marie Hermitte.

C'est le sixième enfant de Barthélemy Caillet et de C. Chaffat ; Ce parrain est le frère aîné né le 8 Juin 1763. Il a donc 13 ans. Bientôt il entrera dans les ordres et deviendra vicaire général.

Le 9 Février 1779 mariage entre Claude Maisonnat de Bren et Marie Caillet habitant S. Andéol, fille légitime de feu François Caillet et de vivante Geneviève Ronat habitant S. Philibert. Témoins présents : Barthélemy Caillet oncle de la mariée ; Jean et François Caillet ses frères.

Cette jeune fille devait habiter probablement chez son oncle et sa tante, niais pourquoi pas avec sa mère, on ne sait.

On commence à voir ici dans les registres la signature d'un certain "Vincent l'Archevêque" qui se reproduira souvent. Qui est ce personnage, quelle est sa fonction, où est-il domicilié. Je n'ai pu le savoir. Drôle de nom !

En 1778, 3 ans après l'arrivée de M. Hermitte à S. Andéol  Mgr Le Franc de Pompignac 40 archevêque de Vienne édita un nouveau catéchisme pour son archidiocèse. Ce catéchisme in 12 de 170 pages est divisé en :

1° Catéchisme pour les petits enfants ;

2° Catéchisme pour les plus avancés ;

3° pour les enfants de la 1ère  communion ;

4° catéchisme pour les fêtes, les prières chrétiennes, etc…

Mgr Le Franc de Pompignac est l'auteur de plusieurs hymnes du bréviaire viennois, il se démit en 1789.

Note en marge : Fin 1787, eurent lieu de grands tremblements de terre.

De 1780 à 1791 absences répétées de M. le Curé. C'est M. Rondet Curé de Ratières ou M. Giraud Curé de S. Avit, ou son neveu J Hermitte, ou M. J.B. Caillet vicaire de S. Sorlin qui font le service. Nous ne relèverons plus ces absences ; inutile, on est fixé.

En Mai 1780 on enterre un certain Laurent Antoine assassiné sur le territoire de S. Andéol  sans doute.

En Avril 1783 se marie Jacques de La Réale de Bren avec Marie Reynaud de S. Andéol. Témoin François de La Réale frère du marié.

Le 26 Novembre1784 enterrement "d'un cadavre de femme homicidée dans cette paroisse." En Mai 1785 signature au registre de Mr Caire Curé d'Arras en Vivarais, conjointement avec celle de M. Hermitte. Serait-il lui aussi du Vivarais et aurait-il fait signer un compatriote ?

Le 20 Février 1787 en l'absence de M. le Curé, mariage bénit par M. Joseph Hermitte prêtre sans doute celui que nous avons vu clerc tonsuré en 1775.

Le 17 Juin autre mariage, avec témoin De Saint Julien clerc tonsuré.

Le 12 Avril 1790 Pierre Caillet fils de Barthélemy et Catherine Chaffat a été baptisé. C'est le 12e et dernier enfant issu de ce mariage. Son frère aîné Jean-Barthélemy est prêtre depuis 2 ou 3 ans. Sa mère est mariée depuis 33 ans.

Ce Pierre Caillet ayant épousé une Champion de Gervans est mort à S. Donat vers 1883.

Le 1er Juin 1790 Mariage entre : Jacques Tivolle-Garguet de Claveyson et Marie Anne Caillet de S. Andéol fille de Barthélemy Caillet laboureur et de Catherine Chaffat. En présence de Messire Jean-Jacques Hermitte Curé de S. Andéol. Mariage célébré par M. Jean-Barthélemy Caillet vicaire à St. Sorlin­ de Valloire et frère de l'épouse.

1790, 12 Juillet est décrété par l'Assemblée constituante la Constitution civile du clergé qui devait causer tant de ruines morales en France.

Note en marge : A la Révolution, les Cordeliers de Charnière étaient au nombre de 3. (J. Chevalier)

1791, 18 Septembre. M. Hermitte Curé de S. Andéol signe son dernier acte dans les registres de catholicité. C'est un décès.

Par crainte ou ignorance il prête serment à la constitution civile ou en 1790 ou en 1791, Mais avant le mois de Septembre de cette dernière année. Car le 12 Septembre1791 M. Claude Crochat cadet vicaire de S. Jean de Mureils est élu à sa place par 40 suffrages sur 50 exprimés.

Note en marge : Dans chaque commune à cette époque il y avait le corps municipal ; l'assemblée des notables. Quand ils se réunissaient ils formaient le Conseil général de la commune (loi du 22 Déc 1789).

″Parce que dit le procès verbal de cette élection Jacques l’Hermitte (sic) a donné contrairement à la loi des explications sur son serment.˝

Quel est le collège électoral dont il est parlé ici et qui donne 40 voix à M. Crochat ? Probablement l’assemblée des électeurs de S. Andéol.

M. Claude Crochat Curé constitutionnel élu par l'assemblée du peuple arrive à S. Andéol  prendre possession de son poste le 6 Octobre1791.

Depuis cette époque M. Hermitte vrai Curé de S. Andéol  disparaît complètement de la scène. Il n'est plus jamais question de lui. Que devint-il pendant la tourmente révolutionnaire, où et quand mourut-il ? Impossible de répondre.

N. : Est-il parent avec un M. Hermitte chanoine de S.Ruf mort saintement à l'Hôtel-dieu de Valence vers 1794 ?

Les familles dont les noms reviennent le plus souvent à cette époque dans les registres paroissiaux sont : Darnat, Fermond, Perrossier, Nicolas, Brenier, Turc, Paquien, Rosset, Rodet, Bouzon, Montalon, Ginot, Jacquet, Gresse, Ferley  ou Ferlay, Delaréal, Caillet avec ceux déjà ci dessus indiqués.

On peut voir dans les actes de baptême de toute époque que pour les enfants naturels, le nom du père est expressément indiqué, du moins presque toujours.

On trouve souvent aussi dans les actes de baptême cette expression ˝fils donné de... fille donnée de...˝ avec le nom du père.41

De 1782 à 1791 soit 10 ans i1 y a 89 baptêmes et 49 décès. Ces chiffres de la fin du XVIIIe siècle sont intéressants à comparer avec ceux du commencement. Il n'y a guère de différence. La population de S. Andéol  n'a ni gagné ni perdu en nombre.

 

XIV Claude Crochat

Claude Crochat cadet Curé de S. Andéol, Mais Curé constitutionnel, Curé intrus. Nous avons vu qu'il fut nommé par une assemblée délibérante Curé de S. Andéol  par 40 voix sur 50 votants. Nous lisons ce détail dans la vie de M. Caillet par M. Perrossier archiviste diocésain. Et qu'il vint prendre possession de son poste le 6 Octobre1791.

Serait-ce la petite population rurale de S. Andéol  qui commit cette énormité d'élire son curé ? Je ne sais. Mais on pourrait voir dans ce fait permis par la divine providence la punition des absences réitérées, continuelles du pasteur légitime qui vivait ainsi loin de ses villes qui ne le connaissaient pas et dont il n'était pas connu. "Sicut oves sine pastore"f (2 Par. XVIII, 16)

Il ne faudrait pas confondre notre Claude Crochat cadet Curé de S. Andéol  avec son frère aîné Jean-François Crochat né le 17 Décembre 1751, dont nous parlerons bientôt.

Ces Crochat sont originaires de Jarcieu (Isère) où leur père cumulait les fonctions de notaire et de géomètre arpenteur.

Notre Claude est né vers 1759. Nous le trouvons Curé à Fay en 1787 le 15 Août. Dès le mois de Novembre même année 1787, il vint comme vicaire à S. Jean de ­Mureils où il fut attiré sans doute par son frère qui y était Curé. Il y demeura vicaire de 1787 au 12 Septembre 1791 où les voix des électeurs viennent le prendre pour en faire le Curé de S. Andéol.

Il signe toujours dans les registres : Crochat cadet Curé de S. Andéol, une seule fois, Curé constitutionnel dans une demande de dispense à l'évêché de Valence. Cette dispense est accordée par M. Perrin pr. vicaire épiscopal, contresigné Fiéron.

1790, 27 Avril. Les frères Crochat marient leur soeur Louise avec Martin notaire à Jarcieux (Isère). Témoins qui ont signé au contrat : Crochat Jean-François Curé de Baternay ; Crochat cadet vicaire à Mureils ; Genevier Maire à Baternay. Le mariage a donc lieu à Baternay où l’aîné est curé. (Extrait des registres de la commune de Bathernay)

Note en marge : Le 12 Juillet 1790 fut voté la Constitution civile du Clergé. Les curés sont élus par les électeurs du district.

1792, 20 Septembre. Laïcisation des actes de l'Etat-civil ; jadis confiés au curé, d'après une ordonnance de François 1er.

1792, 22 Septembre. Commencement de l'Ere républicaine.

1791, 13 Avril. Bref de Pie VI condamnant la Constitution civile du Clergé : Toutes les élections sont nulles ...

Notes en marge : 1790 dans la nuit du 27 au 28 Novembre Mgr d'Aviau quitte Vienne. A cette époque les registres durent être portés de la Mairie.

1793, 19 Novembre. On lit que M. Claude Crochat Curé de la paroisse de S. Andéol  est témoin d'un mariage célébré dans la Mairie de Claveyson entre X.. et Marie Turc de S. Andéol  fille de Jacques Turc et de Marie Gay son épouse... Cette Marie Gay épouse Turc de S. Andéol  serait-elle parente avec Marie Gay de Bathernay qui l'année suivante 8 Mars 1794 épousera Jean-François Crochat ex Curé et frère de notre Curé constitutionnel ? Peut être sa tante.

Note en marge : M. Crochat faisait aussi le service de Claveyson. (J. Chevalier)

1793. Avec la fin de cette présente année se terminent les registres de catholicité de la paroisse, où nous avons puisé la majeure partie de nos renseignements.

C'est la dernière fois que le nom de M. Crochat parait dans les registres publics. Il est à remarquer qu'il ne signera pas même l'an prochain le 8 Mars 1794 l'acte de mariage sacrilège de son frère à Bathernay. Absence, honte ou remords ? Que devint dans la suite ce curé constitutionnel de S. Andéol ? Impossible de trouver un renseignement.

Note en marge : On trouve dans les registres de catholicité la signature de Jean Boulon, c'était le curé constitutionnel de Lens Lestang. J. Chevalier.)

Et aussi que devint la pauvre petite paroisse de S. Andéol pendant la tourmente révolutionnaire ? Je ne sais. Les actes de catholicité pendant cette époque sont introuvables. N'ont-ils jamais été rédigés, ont-ils été anéantis, perdus, ou plutôt les actes du culte catholique n'avaient-ils plus lieu dans l'église désaffectée ?

Note : En 1790 le Métropolitain de Vienne était Mgr Charles-François d'Aviau du Bois de Sanzai 42 nommé à Vienne en 1789 en Août, il protesta contre l'oeuvre de la Constitution civile du Clergé.

Note : A cette époque était évêque de Valence Mgr Gabriel-Melchior de Messey nommé à Valence en 1787, ne résidait pas, M. de Chantemerle son vicaire général lui faisait passer ses rentes, refusa le serment de 1791.

Note : M. François Marbos curé et Maire du Bourg les Valence fut le 23 Février 1791 évêque de la Drôme.43 (J. Chevalier.)

 

 

  

II PENDANT LA RÉVOLUTION

 

I Nouvelle organisation

Voici le nom des 23 paroisses qui appartenaient à l'archiprêtré de S. Vallier avec le nom des curés qui les occupaient en 1792 et 1793, et leur sort pendant l'orage révolutionnaire.

1-           S. Andéol  de Claveyson ; M. J-J Hermitte, curé, prête serment, puis l'explique, quitte sa paroisse, sort inconnu.

2-           Bren : Curé M. Desrieux.

3-           Chanoz : Curé J-B Chometon, quitte sa paroisse.

4-           Chavannes : Curé M. Odoard.

5-           Claveyson : Curé M. Gras.

6-           Creuzes : Curé M. …

7-           Crône : Curé M. …

8-           Erôme : Curé M. …

9-           Fay : Curé M. Massardier ou Dupont.

10-        Gervans : Curé M. …

11-              Larnage : Curé J-B Maurel reclus à Valence.

12-              Marsas : Curé M. Barthez.

13-        Mercurol : Curé M. …

14-              Monteux : Curé M. Jacques Armand, émigré.

15-              La Motte de Galaure : Curé M. Delaye.

16-              Notre Dame de Chantemerle :

17-        Serves  :  Curé M. …

18-    St Barthélemy de Vals : Curé M. Robert Descot, déporté.

19-              St Clément : Curé M. Lacroix St Pierre, émigré.

20-              St Pierre des Blés : Curé M. Ours.

21-        St Uze : Curé M. Mathieu Montot, sort inconnu.

22-    Tain : Curé Claude Fortunat Deloche, refuse le serment, émigré. Eut pour successeur constitutionnel 25 Fév 1791 J-F-Denis Dumas.

21-        Vaunes  : Curé M. …

23-    St Vallier : Curé M. Tavernier prêta le serment. (Colombet)

Notes en marge : A la sécularisation les Cordeliers de Charrières n'étaient que 3 religieux (J. Chevalier).

L'Archiprêtré de S. Barnard de Romans comprenait 27 paroisses, dont voici le nom avec celui du curé :

1-                         Aouste

2-                         Arthemonay

3-                         Bathernay ou Baternay : Curé M. Chosson.

4-                         Le Chalon : Curé M. Joseph Augustin Faure.

5-                         Charmes : Curé M. Fillion

6-                         Cleyrieux : Curé M. Charignon.

7-                         Génissieux : curé M. Cotte, déporté.

8-                         Geyssans : Curé M. Brichet, émigré.

9-                         Gillons : Curé M. Romain Chaptal, émigré.

10-        Montchenu : Curé M. Joseph Peloux reclus à Valence.

11-              Mont de Veroux

12-              Mours

13-              Parnans

14-              Peyrins : Curé M. Biguet, caché.

15-              Ratières : Curé M. Rondet.

16-              St Ange : Curé M. Moulin déporté.

17-              St Avit : Curé M. Giraud

18-              St Bardoux : Curé M. Jean-François Janet, déporté.

19-        S. Donat : Curé M. Pipart Nicolas recteur à Valence, prêta le serment.

20-              St Jean d'Octavéon : Curé M. Jacques Boffard.

21-              St Maurice de Montintier 44

22-              St Nicolas de Romans

23-              St Paul les Romans

24-              St Romain de Romans

25-              Tersanne : Curé M. Quincieux.

26-              Tournay 45: M. J.-P. Sal (Colombet)

27-              Triols (sic) : Curé M. Couchet, caché (Colombet).

Et sur le siège archiépiscopal de Vienne était assis Mgr Charles-François d'Aviau du Bois de Sanzai dont la conduite fut admirable pendant la Révolution par son courage et sa charité, nommé en Août1789.

St Muris : M. Alibe Curé

St Jean de Mureils : M. Gastoud.

S. Bonnet de Galaure : Curé M. Belin.

S. Martin d'Août

Châteauneuf de Galaure : M. Hyacinthe Revol.

Treynieux : Curé M. Jassoud

M. Pierre Perrin Curé de la cathédrale de Valence prêta le serment exigé par la Constitution du Clergé le 23 Janvier 1791.

M. Sylve Curé de St Jean de Valence le refusa ; ainsi que M. Deloche Curé de Tain. (J. Chevalier 95.)

M. Hermitte Curé de S. Andéol  le prêta ; puis après il fournit des explications.

Pipart Curé de S. Donat,. Tavernier Curé de S. Vallier prête serment.

Curés de S. Avit : Roland 1675, Deloche 1691, Bardon 1697, Graliat 1735, Ribaud 1739 + 1780, Giraud 1781 + 1793

Curés de Baternay : Robin 1665, Coste 16.., Maisonneuve 1690,  De S. Julien 1695, Odoard 1736 + 1751, Chosson  1787…, Crochat aîné constitutionnel.

Curés de Ratières : Gabriel Baternaye1667, Jean Robin 1728, Rondet 1789

Curés de Bren : Lagrange 1689, Blache 1728, Desrieux 1787… liste en fin.

Curés de S. Jean de Mureils : Autagnon 1648, Claude Champin 1675-1694, Deloche 1694-1707, Graillat 1751-1764, Belin 1765-1787, J-F Crochat aîné 1787,  Gastoud.

Curés de Chavanes : Couchet 1685, Richard 1694, Perrossier 1710, Tryenne 1734, Tabaret 1735, Poutard 1747, Odoard 1775-1792

Curés de S. Donat : Le prieur du lieu était patron de la cure. Dans cette liste fournie par M. Cyprien Perrossier il y a des lacunes, impossible de les combler.

L'an 874 diplôme de Louis III de Bourgogne : Donum quod prius genitor Boso rex fecerat de ecclesiis Ste Maria, san Sti Donati... confirmamus. Est autem ipsa ecclesia sita in comitatu viennensi invico Iovinziaco (Bonquet IX)t

L'an 1090 Grande contestation durant plusieurs années entre Gui archevêque de Vienne et S. Hugues évêque de Grenoble pour la souveraineté de S. Donat, gain de cause resta à l'évêque de Grenoble.

S. Donat dans le comté de Salmorenc avait un petit chapitre composé d'un prieur et de 4 chanoines, ce prieur avait droit de patronage sur la cure (Colombet)

Curés : Pierre Veuse 1428-1441.  Hugues Borel 1511-1516. Jean de Metz 1529-1530. Victor Lioneton 1576-1586, ce curé résigna. Antoine Lioneton Curé chanoine 1586-1598. Claude Aubert Curé chanoine 1598… Arcajon ou Arcajay 1634-1637.  Thomas de La Garde 1649-1666. Renaud de Mai à Novembre 1667. Antoine Tabarin 1668-1716. D'abord vicaire général puis Curé 29 Mars 1668 à Février 1716 enseveli dans l'église paroissiale de S. Pierre 23 Avril 1716. Olivier 1716-1734, il devient Curé d'Andante à cette époque 1734. Guilhaume-Hyacinte Fillion 1734-1765, docteur en théologie, succède au précédent le 20 Mars 1734, prend possession 14 Mai suivant, va curé à Charmes en 1765. Sous son pastorat on trouve Jean Chapre Marguiller en 1737. - Nicolas Pipart 1763-1792, était originaire de S. Donat, il prêta le serment exigé par la Constitution civile du Clergé le 23 Janvier 1791. Puis M. Pipart rétracta son serment et refusa de lire le mandement de Marbos l'évêque constitutionnel de Valence. Pour ce fait, il fut arrêté et incarcéré à Valence 19 Mars 1793. Il avait alors 74 ans.

N. B. 1 : Ce fut en Janvier 1791 que la plupart des curés du voisinage prêtèrent le serment v.g. M. Jean Pierre Salomon Decolombe à Marges.

N. B. 2 : Au sujet de la prestation du serment par le curé de S. Donat, M. le vicaire général de Vienne écrivait : ˝M. le Curé de S. Donat a fait un mal irréparable par son exemple. Je tremble sur le Jugement de Dieu par rapport à lui...˝ (Vie de M. Caillet p. 28).

Le serment fut aussi prêté par son vicaire M. Robert.

M. Deloche en 1793 est curé constitutionnel de S. Donat, il était originaire de Tain. On trouve plusieurs Deloche en différents temps curés dans le voisinage.

Marie-Antoine Guilhermet curé de 1802 à 1808. Né à S. Marcellin (Isère) le 19 Avril 1750, ordonné prêtre en 1773. Chanoine de Romans la même année 1773, curé de S. Nicolas de Romans en 1775. A l'époque du Concordat 46 il devint curé de St. Donat érigé en canton. Ce curé écrit plusieurs lettres à Mgr Bécherel de Valence pleines de basses flagorneries, il a un pastorat fort tourmenté, se plaint beaucoup, fait de nombreuses demandes à l'évêché. Chose qui a toujours été de mise paraît-il. Il eut pour vicaire M. Villelongue.

Laurent-Gaspard Dideron 1808-1835. Originaire de Valence, ancien curé d'Alixan et ancien vicaire général constitutionnel de Mgr Marbos. Il mourut à S. Donat le 6 Avril 1835. Ce curé adorait le Grand empereur, il eut le tort de trop laisser voir ses tendances napoléoniennes, et pendant tout son pastorat il fut en butte aux tracasseries des dévotes royalistes de St. Donat. Un beau jour elles plantèrent des épingles sur le siège de son confessionnal et le pauvre curé s'assit, incommodé. Il mourut de chagrin.

Alphonse Bossan, curé de 1836 à 1858, originaire de S. Jean en Royans. En 1818 pour son malheur il permute avec M Germain et devient à sa place curé du Péage de Romans 47. Il s'en repentit toujours.

Joseph Germain, curé de 1858 à 1866. Précédemment secrétaire général de l'évêché de Valence, curé du Bourg de Péage, curé de S. Donat. En 1866 M. Guenlitte par un jugement ex informatâ conscientiâg le dépose. Il alla tristement finir sa carrière aumônier de religieuses à Pierre Bénite (Rhône). C'est sous son pastorat que se sont faites toutes les améliorations de l'église : Clocher, cloches, vitraux, orgues, statues, ornements...

Pierre Rodillon, installé en Octobre 1866, précédemment directeur de la maîtrise de Valence, curé de S. Marcel les Valence. Mourut à S. Donat en 1891.

Louis Guerby, originaire de la Roche de Glun. Précédemment vicaire à S. Barnard, curé de Clérieux, curé de Grane, curé de S. Donat en Août 1891, démissionna à cause de ses infirmités le 4 Décembre 1906, se retira à Romans où il mourut.

 Paul Chevalier, originaire de Die. Vicaire à Crest, Montélimar, curé à Grignan, nommé curé à S. Donat le 5 Décembre 1906.

N. B. : La paroisse de S. Donat avait son église paroissiale à St Pierre, le cimetière entourait l'église. Il y avait une collégiale de 6 chanoines réguliers de l'ordre de S. Augustin, exempts de l'archevêque de Vienne. Ils vendirent leurs biens immeubles de Lippé aux Jésuites de la Maison de Tournon, lesquels les revendirent aux Oratoriens.

 

II Les frères Crochat

Les deux frères Crochat prêtres et curés dont le nom a été malheureusement si tristement célèbre dans le voisinage et à S. Andéol nous venaient de Jarcieux (Isère) où leur père Claude Crochat était notaire et géomètre.

Voici le curriculum vitae de l'aîné ; déjà nous avons parlé du cadet comme curé de S. Andéol.

Jean-François Crochat naquit le 17 Décembre 1750, où ? On le trouve prêtre vicaire à St Jean de­ Mureils dès le mois d'Octobre 1783 puis en 1784, 5, 6. Au mois d'Octobre 1787 il succède comme curé au vénérable M. Belin qui va curé à S. Bonnet où le trouvera la Révolution, et qui exerçait à St Jean de Mureils depuis 1765. Il se hâte de prendre avec lui comme vicaire son frère Claude curé de Fay.

Je ne sais pour quel motif Jean-François Crochat abandonna tout de suite la cure qu'il venait de conquérir ; car on le trouve curé à Baternay dès 1787, puis pendant les années suivantes 1788 à 1792. A cette époque on voit sa signature comme Curé commis de Ratières.

1794, 8 Mars M. Jean-François Crochat aîné se marie à Bathernay :

˝Aujourd'hui 18 nivôse an II (8 Mars 1794) à l'heure de midi par devant moi François Tivolle maire de la commune de Baternay district de Romans dép. de la Drôme, ont comparu dans la Maison commune pour contracter mariage, d'une part : le citoyen Jean-François Crochat cy-devant curé maintenant géomètre âgé de 42 ans, 2 mois, fils de Jean-Claude Crochat aussi géomètre... de son vivant habitant à Jarcieux et de Catherine Ducurtyl son épouse domiciliée dans celle-ci. D'autre part : citoyenne Marie Gay âgée de 25 ans, fille de Joseph Gay et de défunte Marie Ginot, domiciliée dans notre dite commune, lesquels futurs conjoints étaient accompagnés du citoyen Joseph Gay père de l'épouse âgé d'environ 53 ans, Catherine Ducurtyl mère de l'époux âgée d'environ 60 ans. Marie Moutin et Charles Chapurlat. La dite mère de l'époux ancienne bourgeoise, les autres cultivateurs. Fait en la Maison commune les an, mois et jour sus dits.˝ Signés Crochat aîné géomètre, Ducurtyl  veuve Crochat, Thivolle Maire. (Extrait de l'Etat civil de la commune de Baternay.)

N. B.: Il faut remarquer que son frère Claude ni ne paraît ni ne signe au mariage sacrilège de son aîné. Puis que le nouvel époux, peut être poursuivi par la honte et la crainte quitte la paroisse de Baternay et vient habiter Ratières où nous le trouvons l'année suivante.

De ce mariage naquirent à Ratières :

A- Anne-Marie Crochat née le 11 floréal An III (30 Avril 1795).

B- Jean-François Crochat né le 14 brumaire An V (16 Novembre 1796).

C-   Adélaïde Crochat née le 28 frimaire An VI (20 Décembre 1797).

D- Antoine Crochat né le 21 pluviose An X (13 Mars 1802).

(Extrait des registres d'Etat civil de la commune de Ratières.)

Ce pauvre malheureux dévoyé 48 obtint une place d'instituteur à Virieux (Isère) en 1802.

 

Origine de la famille Caillet de S. Andéol

Barthélemy Caillet né à Fay épouse le 25 Janvier 1757 Catherine Caffat née et demeurant à S. Andéol. De ce mariage naquirent 12 enfants :

1-           Jean Barthélémy Caillet l’aîné, né le 8 Juin 1763 à S. Andéol, devint prêtre, vicaire à S. Sorlin, curé de Tullins après la Révolution, vicaire général de Grenoble, y mourut en Septembre 1832.

2- François Caillet né à S. Andéol le 18 Janvier 1766 épouse Marie-Anne Vallernaud née à Margès Tournay, il meurt à S. Antoine en 1828, elle en 1818. De ce mariage naquirent : 1° Jean-Barthélemy Caillet né en 1810 épouse Marie-Rose Bruyat de ce mariage naquirent 7 enfants : = Jean Barthélemy né en 1834 curé de S. Barnard, mort en 1905. = Marie-Rose née en 1838 épouse Pierre Debost de Mureils. = Marie Madeleine Philomène née en 1841. = Jean Joseph Barthélemy. = Jean-François Caillet né en 1844 épouse Victorine Vossier. = Marie-Louise. = Joséphine née 1854 épouse de Simard instituteur, morte en 1878. 2° Jean-François Caillet épouse Marie Rey Robert de Margés, ils ont 5 enfants entre autres Jean-François né en 1837 épouse Marie Rebattet et ont pour enfants François et Maria. 3° Antoine Caillet né en 1814, mort en 1878 épouse en 1843 Rosalie Rebattet. 4° Plusieurs filles.

3-           Jacques Caillet né le 8 Avril 1769 mort 1842 épouse en 1804 Jeanne Turpin de S. Andéol. Ils demeurent aux Plots. De ce mariage naquirent : 1° Barthélemy qui demeure aux Plots épouse Marie Mélanie Thivolle Garguet ils eurent pour enfants : = Jean Barthélemy né en 1843. = Charles Joseph né 1846. = André François né 1849. = Eugène né 1852. = Henri Hippolyte né 1854 prêtre curé. = Eulalie Victorine née 1856. = etc... 2° Jacques Pierre né 1805 épouse Rose Cheval et eurent pour enfants : = Pierre Jacques né en 1834. = Jacques Barthélemy né en 1836. = Rosalie Rose. = Jean François né en  1841. = André Hippolyte né en 1842. = Auguste Barthélemy né en 1846. = etc... 3° Jean Jacques. 4° Barthélemy né en 1808. 5° André né en 1811. 6° François né en 1818 épouse Elisabeth Cheval de Claveyson. 7° etc... d'autres filles

4-           Marie-Anne Caillet née 20 Septembre 1771 épousa Thivolle Garguet de Claveyson.

5-           Joseph Caillet né le 9 Avril 1774.

6- Barthélemy Caillet né 13 Septembre 1776, il fut surnommé ″l'oncle" et mourut à S. Andéol en 1855.

7-           Jean-Antoine Caillet né le 21 Novembre 1779.

8-           Marie Caillet née le 20 Septembre 1782.

9-           Catherine et Reine Caillet sœurs  jumelles nées le 4 Mars 1785 et décédées les 7 et 8 Mars 1785.

10-              André Caillet né le 14 Septembre 1786, devint prêtre, aumônier de la Visitation de Romans et mourut le … 1853.

Pierre Caillet né le 12 Avril 1790 épouse Jeanne Champion de Gervans et meurt à S. Donat en 1883. Eurent pour fille : Marie dite Mion demeurant à S. Donat.

 

III Nous avons vu qu'autrefois S. Andéol au spirituel formait urne paroisse indépendante ; qu'au civil il était du mandement de la communauté de Claveyson, que les dîmes de Claveyson appartenaient au prieuré de S. ­Andéol.

Avec la nouvelle organisation qui sortit de la Révolution, quel va être son sort ?

1- Au spirituel S. Andéol perd son autonomie paroissiale qu'il ne retrouvera qu'en 1827, il est rattaché comme annexe à la paroisse de St Sébastien de Claveyson. M. le Curé de Claveyson vint tous les 15 jours dire la Sainte Messe, au retour du culte ; les baptêmes et les mariages se font à Claveyson, les sépultures à S. Andéol.

2-           Au civil S. Andéol est rattaché à la commune de Claveyson dont elle n'est qu'un simple hameau. Il perd même son nom trop clérical et reprend son vieux nom traditionnel ″Montchâtain″, et Claveyson est joint au canton de S. Vallier qui en ces jours s'appela ″Vallibre″. (S. Uze fut Mont Berteux et S. Sorlin Valdez.). Nous trouvons Antoine Rosset Maire de Claveyson en 1793 et Barthélemy Caillet de S. Andéol adjoint en 1795. Et Jean Catil sacristain de l'église "manillier" de Clavevson en 1793. Sa femme Marie-Anne Cheval est accoucheuse, "mère sage" comme ils disaient alors.

Claveyson ou Clavaison de Clava, enclos et aisia maison, ou encore de Clavis sonus.h Les armoiries de l'ancienne maison noble de Claveyson portaient : De gueules à la bande d'or en sautoir49 chargée de trois clefs de sable ; et pour devise : Stat fortis in arduis.

Le 7 nivôse an VI (27 Décembre 1797) a lieu un fait important. La petite église de S. Andéol prise comme bien national est mise en vente à Valence. Il est bien entendu dit l'acte de mise en vente que le cimetière contigu à l'église ne sera pas compris dans la vente. L'estimation avait été de 400 f. La mise à prix fut de 300 f. Point de preneur.

Mais le 13 pluviôse an VI (1er Février 1797) M. Barthélemy Caillet le frère des 12 enfants dont nous avons parlé ci dessus, se présenta pour acquérir. D'un coup il en offrit 2500 f et l'église de S. Andéol lui fut adjugée, nulle surenchère n'ayant été produite. (Vie de M Cailler par C. Perrossier p3).

Pourquoi cet homme généreux et bon monta-t-il brusquement à ce chiffre si élevé ? De 300 à 2500 F, voilà qui est bien fait pour surprendre ? Maladresse, surprise, crainte religieuse de voir passer la Maison de Dieu en des Mains impies ? Nous l'ignorons, sûrement générosité imprudente. Cette église restera dans l'héritage de cet homme de bien.

Ce sera son 10e enfant André Caillet devenu aumônier de la Visitation de Romans qui en héritera à la mort de son père et qui pieusement en fera don à la fabrique de S. Andéol par le ministère de Me Cany notaire à Romans le 15 novembre 1844. Etait curé de S. ­Andéol M. Matras et Maire de la commune M. Tivolle.

En 1793 Jacques Laréal laboureur à S. Donat âgé de 39 ans vient prendre à S. Andéol pour femme Marie Reynaud. Ils ont pour fils Jean-Jacques L.

En 1815 Nous verrons un Jean-François-Thomas de Laréal cultivateur venir à S. Andéol épouser Jeanne Figuet.

Malgré la difficulté des temps la vie religieuse publique n'était pas éteinte à S. Andéol. Nous trouvons Jean Perrossier sacristain en 1793. Après ce fut Jean Thivolle dit Maret qui épousa Catherine Bret. Ils ont pour fils :

1- Joseph-Jean Thivolle né en 1803 qui épouse Thérèse Bayard de S. Andéol, eurent pour fils : a/ Joseph­-Jean-Vincent né en 1833. b/ François né en 1834.

2- Antoine Thivolle qui épouse le 25 Septembre 1832 Marie Croix-Dieu du Grand Serre eurent pour fils : a/ Jean-Antoine né le 15 Juillet 1833 mort en Janvier 1917. b/ Jean Joseph né en1836. c/ Jean Pierre né en1838.

Notes en marge : Vers 1793-4-5 le prix des denrées avait quintuplé. Le pain était rationné 2 livres ½ pour 3 jours et par personne. Vendu 2 F la livre aux indigents, le double aux gens aisés à Valence (Rochas II-234) 416 grammes par jour.

Note : Ce fut dans le département de la Drôme l'immense majorité du Clergé pour ne pas dire la presque totalité qui prêta serment (J. Chevalier 95). Après la condamnation par le Pape (Avril 1791) un certain nombre dans le midi du département se rétracta, Mais très peu dans le nord. (ibid. 128).

Note : Une quarantaine de prêtres constitutionnels du département de la Drôme se marièrent (J. Chevalier).

 

 

III Après la Révolution

 

I

Au rétablissement du culte en 1802, S. Andéol ne fut pas érigé en paroisse. Le service religieux est assuré par M. le Curé de Claveyson qui est aussi curé de S. ­Andéol et quelques fois transitoirement par des prêtres résidants Mais sans titre officiel.

De 1802 à 1809, trois fois les habitants de S. ­Andéol renouvellent une pétition à Mgr l'évêque de Valence pour obtenir un curé résidant. Ils fondent leur demande surtout sur le pèlerinage en l'honneur du martyr S. Andéol dont ils possèdent une relique ; sur l'affluence des étrangers, grande principalement pendant le mois de Mai ; pèlerins qui ne peuvent facilement satisfaire leur dévotion (Perrossier).

Ils obtiennent :

-             M Baroux en 1809 démissionnaire.

-             M Henri Collet en 1809 nommé de 8 Mars.

-             M. Bellier en 1819. (Archives de l'évêché.)

 

II

- M. Mathieu Gras curé de Claveyson de 1782 à 1803. Il était originaire de S. Germain près Le Puy (Hte Loire), mort à Claveyson à l'âge de 73 ans le 16 frimaire an XII (6 Décembre 1803).

- M. Aude curé commis provisoire.

- M. Hyacinthe Revol curé de Claveyson et de S. ­Andéol de 1804 à 1806. Sous son pastorat meurt M. Barthélemy Caillet. Ce pieux vieillard père de 12 enfants revenait d'un voyage à Valence où il était allé visiter l'un de ses enfants. Le soir le surprit non loin de son habitation, mais la neige tombait, il avait 77 ans, le froid l'engourdissait et il tomba épuisé sous un arbre à environ 200 mètres de sa maison. C'était le 23 frimaire an XIV (14 Décembre 1805). Le lendemain on le trouva sans vie, couché sous son arbre. C'est le bisaïeul de M. le Curé de S. Barnard.

- M. Barbier curé de 1806 à 1807.

- M. Claude-Reymond Forcheron curé de 1807 à 1814, il s'intitule recteur de Claveyson. En son absence en 1811, M. Jean-Barthélemy Caillet alors curé de Tullins exerce dans le pays le saint ministère, il baptise, et régularise beaucoup de mariages contractés civilement pendant la Révolution.

- M. Reynaud curé de 1815 à 1819. Sous ce curé bien souvent le service de la paroisse est fait par M. Vital Ithier vicaire de Bourg-de-Péage de Romans et fils de M. Ithier propriétaire à Claveyson.

- M. J. Barriol curé de 1819 à 1827, originaire de la Haute-Loire, marie en 1823 un certain Pierre-Bruno Barriol originaire de Pradelle (Haute-Loire), un parent sans doute, à une demoiselle Ithier de Claveyson.

En 1821, 31 Mai meurt à S. Andéol Catherine Chaffat bisaïeule de M. le Curé de S. Barnard, âgée de 88 ans.

Note en marge : Par ordonnance du 9 Janvier 1829 l'église de Bren est érigée en succursale.

 

III

Par acte du 8 Avril 1822, quelques habitants de S. Andéol M. M. Perrossier, Thivolle, J. Caillet, Caillet, Figuet, Rebattet, Viron Julien, Fermond (9) s'engagent solidairement à faire une somme de 300 F au prêtre qui résidera à S. ­Andéol jusqu'à l'érection de la succursale. C'est M. Perrossier dans la vie de M. Caillet qui nous affirme le fait. Je ne l'ai trouvé nulle part dans les archives. J'avais entendu raconter seulement par les anciens que les habitants susnommés avaient laissé ou laisseraient à M. le Curé quand il serait nommé la jouissance d'une terre assez vaste située au nord de la cure et que cette jouissance fut reprise vers 1854.

1822 Baptême de la cloche. Comme nous l'avons vu ci-dessus la petite cloche de S. Andéol avait été bénite le 11 Avril 1667 par Messire Gabriel Monier Curé de S. Andéol. Cette cloche fêlée ou brisée demandait une réparation, ce fut M. J.B. Caillet alors curé de Tullins et enfant du pays qui voulut faire les frais de la refonte. L'opération fut exécutée par Valette fondeur, à S. Andéol même au lieu où est le jeu de boules de Jean Caillet, en face de la Maison Veyrat.

Sur l'invitation de M. Barriol curé de Claveyson et de S. Andéol qui en avait obtenu l'autorisation de Mgr l'évêque, M. Caillet curé de Tullins vint bénir la nouvelle cloche. Cet honneur lui était bien dû puisqu'il faisait les dépenses de la refonte de la cloche et qu'il était déjà un enfant éminent du pays .

Voici quelle fut l'inscription de la cloche de 1822 :

SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM + CONFITEMINI DOMINO QUONIAM BONUS QUONIAM IN SOECULUM MISERICORDIA EJUS + HOC SIGNUM MAGNI REGIS PER ANTIQUUM SED FRACTUM FUIT RESTAURATUM ANNO DOMINI 1822 + CURIS ET EXPENSIS DI JIS BMIS CAILLET PAROCHI ET ARCHIPRESBYTERI LOCI VULGO TULLINS IN DIŒCESI GRATIANO POLITANA SUB VOCABULO ET TUTELA B.M.V. ET B. ANDEOLI MARTYRIS HUJUS ECCLESIAE PATRONI i

VALETTE FONDEUR.

Caractéristiques de la cloche : Diamètre 0, 75 m, hauteur 0,8 m, poids 234 kilog, poids du battant 9,k 600, note harmonique : do.

N. B. : En 1825 le 27 Février mourut à Valence François Marbos conseiller de préfecture réconcilié avec l'église, ancien évêque constitutionnel de Valence.

 

IV

Par ordonnance royale du 27 Mai 1827, Charles X roi, Villère 1er ministre, l'ancienne paroisse de S. Andéol qui avait existé avant la Révolution Mais qui lors de la nouvelle délimitation des paroisses par le Concordat de 1801 avait été rattachée comme annexe à la succursale de Claveyson fut érigée en paroisse distincte au grand plaisir des habitants.

Cette érection fut obtenue sur les instances de M. J.B. Caillet vicaire général de Grenoble, sur les sollicitations pressantes de Mademoiselle Bruyset Ponthus fille d'un négociant de Lyon, laquelle vivait alors retirée au couvent de S. Just à Romans. Cette bonne demoiselle en relation d'amitié avec les abbés Caillet consentit à leur faire le plus grand plaisir qu'ils pussent souhaiter et mit à leur service la considération dont elle jouissait auprès de la Princesse d'Orléans. Ce fut par l'intermédiaire de la Princesse qu'elle obtint enfin l'érection souhaitée demandée depuis si longtemps. Le 18 Août suivant Mlle Bruyset Ponthus écrivant à la Princesse d'Orléans lui disait :

" Je voudrais porter sans cesse aux pieds de son A. R. les expressions de ma reconnaissance pour la protection qu'elle a bien voulu accorder à la paroisse de S. Andéol. Deux prêtres qui y sont nés sont ravis de voir que leur patrie est préservée de l'irréligion et du désordre des moeurs oh elle tendait... Tous deux sont de très saints prêtres, des prêtres du plus grand mérite. Celui qui est ici fait par mon entremise tous ses remerciements à S. A. R. Il compte aller bientôt à S. Andéol et il y célèbrera la Sainte Messe pour S. A. R. "

Mademoiselle Jeanne-Marie-Claudine Bruyset Ponthus mourut 6 ans après sa bonne oeuvre le 11 Novembre 1833 âgée de 73 ans dans la Maison Mère des religieuses du T. S. Sacrement de Romans, dite de St Just (Vie de M. Caillet J. Perrossier 109)

Note au crayon en marge : Le 14 Juillet 1827 la Cure de S. Andéol fut achetée par Thivolle.

1829 En suite de l'ordonnance royale du 27 Mai 1827 Mgr de La Tourrette alors évêque de Valence prit un arrêté le 27 Mai 1829 pour fixer la limite de la nouvelle paroisse.

″Article 1er : Les limites des paroisses de Claveyson et de S. Andéol seront provisoirement tracées du couchant au levant par la Maison Simon Ginot, la combe Chalendon, le chemin des Semois jusqu'à celui de Tain ; de là on suivra la limite du communal et en partant de cette limite le petit chemin qui conduit à la Villeneuve ; de sorte qu'il est cédé par cette démarcation provisoire à la paroisse de Claveyson onze habitants de S. Andéol

Simon Ginot, Genevier, Coste, Morel, Darnat, la veuve Jacquet, Clopet, Cheval du Duc, Paquien, le granger de ce dernier et la Caille...″ (pièce justif.)

La même année 1829 Mgr donna à la paroisse M. Séverin Clément comme curé. Ses premiers actes sur le registre de Catholicité sont du mois de Septembre 1829. Son pastorat finit au mois de Décembre 1831 ayant été nommé curé à Châteauneuf de Galaure.

N. B. : La pièce de délimitation que nous venons de donner prouve que l'ancienne paroisse de S. Andéol était plus étendue que maintenant, et que probablement c'était le petit ruisseau de Bion qui formait autrefois les limites.

Note : Ou plutôt le petit chemin qui va de l'est à l'ouest au sud du Bion, passant au lac de Victor Revol.

C'est à cette époque aussi que la paroisse nouvellement érigée reçut un présent bien glorieux ; une relique de la vraie Croix renfermée dans un petit médaillon d'argent et que l'on donne maintenant à vénérer aux fidèles dans une croix de bois vernie en rouge. L'authentique est en règle signé de M. Courbon v. g. de Lyon, de M. Testou v. g. de Grenoble et de M. Reynaud v. g. de Valence le 28 Décembre 1832. (pièce justif.)

 

V

M. Séverin Clément premier curé de S. Andéol après la Révolution, de 1829 à 1831. Son 1er  acte fut l'enterrement de Thérèse Perrossier morte âgée de 60 ans. Le 2d  est le baptême de Marie-Rose Rebattet, puis le baptême de Régis Rosset, Etienne Julien.

Rien de bien saillant sous son administration. La Révolution de 1830 ne dut guère émouvoir les bons habitants de S. Andéol. M. le Curé fut nommé à Châteauneuf de Galaure. Son père habitait S. Andéol où il était propriétaire vendit à Méteil en 1849. Ils étaient originaires de Hauterives.

Note en marge : 1832 Le choléra, fit 103 000 morts en France.

 

VI

M. Michel Curé de S. Andéol de la fin de l'année 1831 à Novembre 1835. Il venait de Charmes. Son pastorat est court, il en a été de même dans tous ses postes et nul n'a occupé plus de postes dans le diocèse que cet honorable curé.

Note en marge : En sortant d'ici il fut nommé dans le canton de Crest puis enfin curé au Charaire où il mourut.

Sous M. Michel, le Conseil de Fabrique est organisé le 23 Août 1832 dans la paroisse après les Arrêts du Préfet et de l'évêque. Il est ainsi composé :

Barthélemy Caillet président, Joseph Figuet secrétaire, Pierre Darnat trésorier, Joseph Fermond, Régis Rosset, De Tournon Simiane Maire de la commune de Claveyson et Michel curé de la paroisse. (pièce justif.)

1832, 24 Septembre. Meurt à Grenoble comme Vicaire Général du diocèse Jean-Barthélemy Caillet né à S. ­Andéol et bienfaiteur de sa paroisse natale. (voir plus loin)

1835, 4 Janvier. Le Conseil de Fabrique prend une délibération pour faire payer les chaises dans l'église :

Le payement doit être fait à compter de ce jour (4 Janvier) sous peine de voir enlever banc et chaise, ou employer les moyens de rigueur. Aucun ne pourra placer ni banc ni chaise dans l'église sans en avoir auparavant demandé l'autorisation à M. le Curé. Il est en outre défendu de porter des bancs ou des chaises pendant les offices pour les sortir aussitôt après.

1835. Il y a confirmation à S. Vallier, les enfants de S. Andéol y sont conduits par leur curé M. Michel. C'était bien loin, pauvres enfants ! Il y avait eu précédemment une confirmation donnée dans l'église de Claveyson en 1828. Confirmation de S. Vallier 26 garçons et 30 filles de S. Andéol.

 

VII

M. Pierre Matras Curé de S. Andéol de 1835 à 1854. Né à Bourg de Péage le 19 pluvieuse an IX (8 Février 1801) ordonné prêtre le 25 Juillet 1827, nommé curé à S. Andéol le 27 Novembre 1835, installé officiellement le 1er Décembre 1835, précédemment curé de Chavannes. Son 1er acte dans les registres de catholicité est un baptême d'enfant naturel M. Ferlay.

C'est un prêtre très zélé et son pastorat à S. Andéol est plein de bonnes œuvres.

1836, 1er dimanche de Janvier délibération du Conseil de Fabrique. ″La délibération du 4 Janvier 1835 est confirmée. Toute personne voulant jouir du privilège d'avoir un banc ou une chaise placés dans l'église ou sa chapelle payera :

1° pour une chaise 1,25 f ; 2° pour un banc 0,05 f par pouce 50 jusqu'à 18 et au delà 0,10 F pour chaque. Le paiement doit se faire dans le délai de 15 jours, sinon banc ou chaise seront enlevés par le bureau des Marguilliers.″ (pièce justif.)

1839, 1er Avril. Arrêté pris de concert par l'évêque de Valence et le préfet pour régler la sonnerie du clocher dans les paroisses du diocèse. (P.  justif.)

De 1830 à 1839 soit l'espace de 10 ans il y a dans la paroisse de S. Andéol 114 baptêmes et 73 décès.

1840 Mission prêchée par M. Touche missionnaire apostolique.

1840, 20 Janvier, érection canonique du Chemin de la croix dans l'église paroissiale de S. Andéol en vertu d'une autorisation spéciale de l'évêque par M le Curé.

1840 La Confrérie du Saint Rosaire est canoniquement érigée dans la paroisse par M Matras en vertu de l'autorisation de l'évêque de Valence. (P.  justif.)

1841, 11 Février, baptême à S. Andéol de Joseph­-Benoît-Gaston Clopet de la paroisse S. Andéol, fils de Jean-Joseph-Benoît Clopet et de dame Victoire Guilherme son épouse. (signé Matras curé)

1841, 29 Mars, baptême de Auguste-Julien-Michel Clopet né du 27 dans la paroisse de S. Andéol fils de Louis-Julien Clopet  et de dame Marie-Louise Michal son épouse, tous deux demeurant à S. Andéol.

1841, 8 Décembre, érection canonique de la Confrérie de l'Immaculée conception. (P.  justif.)

1842, le 6 Mai, confirmation à Claveyson, M. le Curé y conduit ses enfants : 41 garçons 19 filles = 60.

1843, 23 Avril, le Conseil de fabrique réuni sollicite du Conseil communal la somme de 233fr 90 pour faire réparer la clôture du cimetière, où malheureusement pénètrent les animaux.

1843, 10 Juillet le Conseil de Fabrique sollicite du préfet l'autorisation d'accepter le don de l'église paroissiale à lui fait par M. André Caillet aumônier.

1844, le 5 Novembre, fait don à la Fabrique de l'église paroissiale dont il est propriétaire par devant Me Carry notaire à Romans, M. André Caillet aumônier de la Visitation à Romans. (voir l’expédition dans les pièces justif.)

Comme nous l'avons raconté ci dessus l'église de S. Andéol avait été achetée comme bien national le 13 pluviôse an VI (1er  Février 1797) par Barthélemy Caillet habitant S. Andéol et payée 2500 fr. A la mort de cet homme de bien, l'église sa propriété demeura indivise à tous ses enfants qui étaient au nombre de 11. A la suite d'un arrangement de famille elle devint la propriété exclusive de l'aîné Jean-Barthélemy Caillet curé de Tullins (Isère). Ce dernier en fit cession à son frère cadet André aumônier de la Visitation de Romans, lequel la donna à la Fabrique de S. Andéol.

André Caillet né le 14 Septembre 1786 mourut à Romans en 1853 à Romes.

Jean-Barthélemy né le 8 Juin 1763 à S. ­Andéol étudia, devint bachelier et maître ès arts de l'université de Valence en 1782, bachelier en théologie et prêtre en 1787, vicaire à S. Sorlin (Drôme) en 1788 et pendant les années suivantes ; fut persécuté pour la foi pendant la tourmente révolutionnaire, condamné à la déportation pour refus de serment en 1798 ; pris et interné à l'île de Ré ; s'échappe. Nommé curé de Tullins en 1803, vicaire général le 16 Septembre 1826, meurt le 24 Septembre 1832 plein de mérites devant Dieu et d'honneurs devant les hommes. (voir la Vie de J-B Caillet par M. Perrossier.)

1844, 3 Janvier a été baptisé en l'église de S. Andéol Paul Clopet, né d'hier fils de Louis-Julien Clopet et de Louise Michal, tous les deux demeurant au domaine du Grand Choriol paroisse de S. A..

1843, 26 Juillet M. Matras curé de la paroisse remplit et renvoie à l'évêché, un volumineux questionnaire touchant la paroisse. Nous allons y cueillir quelques notes intéressantes.

Selon M. le Curé, la paroisse de S. A. comptait alors 380 habitants ; leur vice principal était leur manque de franchise.

Les maîtres d'école étrangers qui venaient donner des leçons aux enfants en hiver ne sont pas assez édifiants. 30 à 40 enfants fréquentent l'école, 1/3 de garçons, 2/3 de filles.

Il assure qu'à une époque reculée la paroisse de Claveyson dépendait de celle de S. Andéol. Une moitié environ de la population se rend à Claveyson pour les offices (déjà en 1843). Quant au chant, dit le vénérable curé, il n'en faut pas parler et il n'a rien pu obtenir. La distribution de pain bénit n'a pas lieu tous les dimanches.

Il y a 25 à 30 hommes qui ne se confessent pas à Pâques et 2 femmes.

Il y a quelquefois 10 communions par semaine, quelquefois plus, souvent moins ; le dimanche de 12 à 15, quelques fois plus, souvent moins. Il y en a 60 aux grandes solennités ; en toute l'année 2000 à 2400. (Sûrement ce chiffre a été exagéré à comparer avec ceux donnés plus haut). Tous les deux ans une 1ère communion de 20 à 25 enfants. Peu d'honoraires de messes. La cure est en mauvais état et malsaine. Le cimetière est mal clôturé avec murs en pierre sèche. La composseride****  du Gras en Carême produit 3 f, souvent moins ; pour les séminaires il y a 1 ou 2 fr.

De 1835 à 1844 soit dix ans, il se fait dans la paroisse 120 baptêmes, 72 sépultures, 22 mariages.

M. le Curé habitait alors, comme il habite encore maintenant, l'ancien presbytère vendu pendant la révolution et acheté à l'érection de la succursale pour l'usage du desservant, par quelques habitants qui se réunirent en société.

Or, l'an 1845, 30 Mars dimanche de Quasimodo le Conseil de Fabrique s'assemble pour délibérer de l'achat d'une cure. ″Vu la lettre de M. le préfet en date du 8 de ce mois qu'approuve la délibération qu'à prise le conseil municipal de Claveyson tendant à l'acquisition d'un presbytère pour la paroisse de S. Andéol. Considérant que la maison occupée aujourd'hui par M. le Curé appartient à divers habitants et est la seule disponible dans cette localité, le dit Conseil de Fabrique est d'avis que l'acquisition en soit faite par la commune pour servir de presbytère avec le jardin attenant au bâtiment, l'écurie et le bûcher. Y comprenant l'aisance nécessaire qui sera de 4 m pour faire le tour des dits bâtiments et clôtures de la dite propriété. ... De plus le souterrain qui aboutit au puits 51, le puits même et l'espace nécessaire pour puiser d'en haut seront compris dans l'acquisition.

1849, 15 Avril, le Conseil de Fabrique prend une délibération pour achever la clôture du cimetière commencée il y a 6 ans ; il demande à la commune de se charger des frais. Ce travail fut exécuté par Jean Paquien maître maçon.

Note en marge : 1849 Choléra en France 101 000 morts.

1849, 21 Avril, la paroisse reçoit la visite de l'évêque de Valence Mgr Chatrousse, ancien curé de S. Maurice à Vienne. De temps immémorial elle n'avait eu cet honneur.

Vers les 8 h du matin Monseigneur est arrivé de Claveyson accompagné de M. Chotain son vicaire général, de la garde nationale de Claveyson avec le Maire en tête. Le temps était mauvais et neigeux. Mgr monte en chaire, complimente les gens, célèbre le Saint Sacrifice, interroge les enfants et administre le sacrement de confirmation à 70 enfants y compris à Antoine Tivolle futur sacristain. Bénédiction du J. S. puis dîner de gala au presbytère. Etaient présents avec l'évêque, son vicaire général et le curé de la paroisse M.M. Ossant curé de Charmes prédicateur de la retraite, Junillon curé de Claveyson, Dayet curé de Marsas, Charbonnel Duverney curé de Baternay, et André Caillet aumônier.

Ce fut pendant cette visite pastorale de 1849 que Mgr Chatrousse prit un arrêté pour interdire les reliques de S. Andéol son patron que possédait la paroisse car elles ne présentent pas, dit le prélat, des indices suffisants d'authenticité. Elles sont toujours conservées à la sacristie, Mais jamais livrées à la vénération des fidèles.

1850, 7 Avril, le Conseil de Fabrique délibère et demande à la commune un secours pour combler le déficit de ses comptes.

1851, 27 Avril, même demande.

1852, 18 Avril, elle obtient enfin le secours demandé de 66 fr voté d'office par le préfet.

1854, 23 Avril Le Conseil de Fabrique se réunit, délibère pour accepter l'offre de M. B. Caillet :

" Considérant que M. Barthélemy Caillet agissant au nom de sa famille désire se libérer d’une fondation de messes qu'avait faite à S. Andéol de temps immémorial (sic) feu M Rebattet curé de la paroisse par un capital de 600 fr, de laquelle fondation s'était chargé feu M. Barthélemy Caillet père de celui ci dessus nommé en acquérant de M. M. Lacoste le domaine situé au village de S. Andéol..." Les membres du Conseil acceptent la somme de 600 fr et demandent à la placer en rente sur l'Etat. Le Conseil reconnaît que cette fondation faite par M Rebattet curé était destinée à faire dire des Messes basses sur le revenu...

Pétition à Mgr pour le faire autoriser. (Pièces Justif. Délib.)

1854, 30 Avril, Confirmation à Clavevson des enfants de S. Andéol. 18 garçons et 23 filles = 41.

De 1845 à 1854, 10 ans, il y a à la paroisse 96 baptêmes, 62 décès et 24 mariages.

1854, 15 Mai M. Matras quitte S. Andéol pour se retirer à Bourg de Péage son pays natal, et ensuite reprendre du service actif comme vicaire de Peyrins. Il était demeuré pendant 19 ans curé de S. Andéol ; prêtre édifiant, très zélé et tenant admirablement tous les registres. Sur ses vieux jours il prit sa retraite à Romans et y mourut vers 1873 ou 1874.

Note en marge : Vers cette époque S. Avit section de Ratières fut érigé en paroisse distincte avec pour curés :

M. M. Vigne aîné. M. Vigne cadet. M. Benoît. Labeaume. Barriol cadet. Ce Benoît devint curé de Mureils puis de S. Honorat où il mourut.

1849 le choléra fit en France 101 000 morts.

1854 le choléra fit en France 143 000 morts.

 

VIII

M. François Gilles curé de S. Andéol de 1854 à 1858. Il est installé le 15 Juin 1854 par M. Bleton curé de S. Vallier. Le Bureau des Marguilliers constate la régularité de ses lettres de nomination et signale sa prise de possession. Il était précédemment curé dans la paroisse de Charraix et arriva le mercredi avant l'Ascension, dit Antoine.

1854, 2 Juillet. Le Conseil de Fabrique réuni, arrête que pour prévenir toute contestation à l'avenir on payera pour le glas sonné seulement aux angélus 1fr pour les petits corps et 1,50 fr pour les grands corps. Mais 5 fr pour le glas sonné toutes les 2 heures. Il sera payé au fossoyeur 2 fr pour les petits corps et 4 fr pour les gros corps.

1854. Les travaux exécutés dans l'église de S. Andéol comprenant la décoration, le recrépissage, l'ouverture de la fenêtre ont été terminés le 21 Octobre 1854 raconte M. le Curé et ont coûté tout compris 520 fr.

1855, 3 Août. Meurt Barthélemy Caillet surnommé l'Oncle, président de la Fabrique, né 13 Septembre 1776. Il était frère de B. Caillet Grand vicaire de Grenoble et resta toujours célibataire. Il fut remplacé au Conseil de Fabrique par Jean Caillet son neveu. (voir le registre)

1855, 7 Octobre. Réunion du Conseil de Fabrique pour délibérer de la construction d'une sacristie. Devis fourni par Jean Paquien maître maçon de Claveyson, pour la maçonnerie des murs, le crépissage au plâtre, les fenêtres, le plafond, le plancher en bois de châtaigniers et bigons 52. Plus une porte et une table de communion le tout estimé à 691, f 05. Les charrois seront à la charge des particuliers qui les feront eux-mêmes.

1856. On vote pour un servant de messe pendant la semaine.

1856, 5 Octobre. Il est arrêté par le Conseil que les travaux de construction pour la sacristie commenceront au mois de Janvier 1857.

1857, 23 Mai. Approbation par la préfecture du devis ci-dessus.

1857, 4 Octobre. Il est ordonné par le Conseil que l'an prochain on fera crépir la nouvelle sacristie.

1858, mois d'Août. M. Gilles signe son dernier acte au registre de Catholicité. Il s'en va à Romans. Pourquoi ce départ précipité ? Il n'est demeuré que 4 ans à S. Andéol. Le règne de son successeur sera encore plus court.

 

IX

M. Auguste Merley est installé solennellement le 1er Octobre 1858, le Bureau des Marguilliers signe cette installation. Le nouveau Curé arrive d'Afrique dit-on et il a pour serviteur un nommé Ambroise.

1859, au mois d'Avril, M. le Curé quitte la paroisse. L'âpre bise de S. Andéol sans doute avait mordu cruellement ses poumons habitués aux chauds effluves de la terre africaine, et il y retourna, dit-on.

 

X

M. François Thézier est curé de la paroisse de 1859 à 1876. Le Bureau des Marguilliers signe le procès-verbal de son installation le 1er Avril 1859.

1859, 5 Avril. Mgr Lyonnais donne la confirmation aux enfants de S. Andéol dans l'église à Claveyson. Ils sont au nombre de 28.

M. L'Abbé François Thézier naquit à Châteauneuf d'Isère le 10 Janvier 1824 et fut ordonné prêtre en Juillet 1848. Il était précédemment curé dans la paroisse de Barnave. (P. Just.) Ses parents habitaient Valence.

1860. Le Conseil de Fabrique demande au Conseil communal de Claveyson la somme de 50 fr pour équilibrer ses comptes en déficit.

1864. Encore une demande de 50 fr.

1865, 23 Avril. Dans sa session ordinaire le Conseil de Fabrique examine les plans et devis de la chapelle à construire au nord de l'église (Chapelle de S. Joseph) sur l'emplacement de l'ancienne sacristie. II a approuvé ce projet de construction... Il compte pour faire face à la dépense… sur 200 fr que la commune a votés pour cet objet et sur l'engagement de M. l'abbé Caillet de S. Andéol vicaire de S. Nicolas à Romans de donner pour cette dépense 364 fr, ce qui fait en tout 564 fr, montant du devis.

1865, 26 Novembre. Confirmation dans l'église de S. Andéol par Mgr Gueurlette, 30 enfants de S. A. ont été confirmés : 14 garçons et 16 filles. (voir le registre)

C'est pendant cette tournée de confirmation que se passa à la porte même de l'église de Claveyson et en présence de nombreux témoins prêtres et laïques le fait suivant très regrettable : Après la cérémonie de confirmation brusquement Mgr Gueurlette fait venir sa voiture et déclare qu'il refuse de dîner chez M. le Curé de Claveyson, Mais qu'il viendra dîner à S. Andéol chez M. le Curé. Ainsi fut fait. C'était une insulte publique au curé de Claveyson qui avait été calomnié. M. Thézier embarrassé reçut tant bien que mal son évêque. L'affaire n'eut pas de suite. Elle en comportait une sur les bancs de la police correctionnelle.

1866. Demande à la commune d'un secours de 60 f pour combler le déficit fabricien. Il faut se souvenir que le Conseil communal votait régulièrement tous les ans 25 f pour insuffisance de ressource à la Fabrique. (Reg. des dél. 1867-28 Avril.)

1867, 28 Avril. Le Conseil de Fabrique réuni "Examine l'offre que lui ont faite les sieurs Jean Sylvestre, Jean Caillet et François Rebattet d'une somme de 150 f pour l'acquisition d'une parcelle de terre pour l'usage du curé d'environ 8 ares appartenant à Jean-François Caillet fils, limitée au levant par Antoine Thivolle, au nord par Jean Figuet, au couchant par le chemin de S. Avit à S. Andéol, au midi par la terre que la commune a achetée avec la cure, au susdit Jean-François Caillet fils. Considérant que cette offre est faite sans conditions aucunes de services religieux et autre charge pour l'église, et qu'elle ne peut qu'être avantageuse à la Fabrique, le Conseil a accepté cette offre et a décidé de se mettre au plutôt en mesure d'obtenir l'autorisation nécessaire. Le Conseil prie M. le préfet de lui faire obtenir l'autorisation pour cette acquisition." (Séance de Juillet 1867.)

 Vous plairait-il Maintenant de savoir d'où venait la somme de 150 f dont il est parlé ci-dessus ? Voici :

1867, 7 Juillet. Le Conseil de Fabrique réuni s'occupe encore de l'offre dont il est parlé ci-dessus puis il fait un peu d'histoire locale : "En 1828, quand la section de S. Andéol fut érigé en succursale les habitants se cotisèrent pour acheter entre eux à leur nom une maison pour loger M le Curé. Outre la maison, le jardin et le bûcher, ils achetèrent aussi une terre contiguë d'environ 27 ares dans l'intention qu'elle restât toujours à l'usage de M. le Curé, quoique plus tard la Commune acheta la Maison pour presbytère. L'année passée quelques personnes voulant se mettre en état de vendre à la Commune la maison, on fait vendre par licitation non seulement la maison Mais aussi la terre. Jean-François Caillet fils a acheté le tout et il a revendu à la Commune la Maison, le jardin, le bûcher et une parcelle d'environ 3 ares 45 centiares de la terre dans laquelle parcelle se trouve une cave souterraine communiquant à un puits, qui sont exclusivement à l'usage de la maison. Il répugne à plusieurs de garder l'argent qu'ils vont retirer de la vente de cette terre vu qu'elle avait été achetée pour l'usage de M. le Curé et comme donnée à la Fabrique. Trois d'entre eux Jean Sylvestre, Jean Caillet et François Rebattet se sont engagés pour tous de donner 150 f à la Fabrique pour qu'elle rachète une parcelle de cette terre c'est à dire 8 ares 45 centiares pour être à l'usage de M. le Curé et pour qu'il la cultive à son profit.  Le Conseil... considérant que le motif qui fait agir les sieurs Jean Sylvestre, Jean Caillet et François Rebattet est une délicatesse de conscience bien respectable et qui mérite d'être prise en considération, accepte l'engagement des Sieurs susnommés et prie M. le préfet de lui obtenir l'autorisation nécessaire à cet achat."

L’acte de vente de cette parcelle de terre fut passé par devant Me Charpeney notaire à Marsas le 6 Février 1871. (Voir p. Justif.)

1868, 22 Juin. Suivant acte reçu par Me L. Ravit notaire à Châteauneuf de Galaure, Jean-François Caillet fils demeurant à S. Andéol a vendu à la commune de Claveyson : 1° une maison, 2° un bûcher, 3° une contenance en terre d'environ 12 ares prise au midi de plus grande contenance. Ces immeubles formant un seul tènement et moyennant le prix de 2850 fr.

1868, 5 Juillet. Le conseil de Fabrique s'assemble pour accepter le legs à lui fait par testament de François Rebattet oncle et reçu par Me Charpeney notaire à Marsas le 7 Juillet 1866 de 1° une somme de 300 f, 2° d'une parcelle de terrain de 14 met. car. sur laquelle est édifiée la croix de pierre sur le chemin de Bren, dite : la croix Rebattet. Autorisation accordée. (Voir p. justif.)

Cette croix avait été élevée à frais communs par le testateur susnommé et par son neveu François Rebattet.

1869, 29 Avril. 1ère communion à S. Andéol 7 garçons et 5 filles y participent.

1871, 25 Avril. Confirmation dans l'église de La Motte de Galaure, 15 garçons et 9 filles de S. Andéol furent confirmés.

Statistiques

Périodes

Baptêmes

Décès

Mariages

1845 à 1854

10 ans

96

62

24

1859 à 1868

10 ans

102

86

33

1869 à 1878

10 ans

91

66

39

1884 à 1893

10 ans

60

31

25

 

1876, 30 Avril. Confirmation dans l'église de Claveyson par Mgr Cotton. 21 garçons et 16 filles de la paroisse de S. Andéol y furent admis.

1876 et le 7 Octobre. On enterre solennellement M. F. Thézier curé de S. Andéol mort le 5 Octobre à 52 ans munis des sacrements de l'église. Il fut accompagné au cimetière par la presque totalité de ses fidèles et par les prêtres dont les noms suivent qui ont signé l'acte d'inhumation : Rodillon curé archiprêtre de S. Donat, Saufraux curé archiprêtre de S. Vallier,  Chalendar curé de Ratières, Charbonnel curé de Baternay, Caillet curé de Peyrins, Monier curé de Claveyson, Grimaud curé de Bren, Barriol curé de S. Avit, Souchier curé de Châteauneuf, Giraud curé de La Motte de Galaure, Barret curé de Mantailles,  Barnaud curé de Serves, Charretier vicaire à S. Donat, Mottin vicaire à S. Vallier.

Malgré les soins de M. le Dr Bodin médecin à S. Donat son hernie sortie ne put rentrer et il mourut dans ses vomissements, soigné avec dévouement par Antoine le sacristain.

Lui ou sa famille donnèrent à l’église de S. A. une aube et un joli calice en argent, sur le pied duquel on lit encore "Donné par M. Thézier". Ce calice plus tard fut doré pour servir à la célébration de la 1ère messe de M. Charles Caillet.

 

XI

M. Victor Barriol Curé de S. Andéol de 1876 à 1889. Le 1er Novembre 1876 le Bureau des Marguilliers s'assemble et reconnaît pour Curé M. Barriol nommé par l'évêque le 18 Octobre. Né le 2 Février 1837 à Dayres chef lieu de Canton Haute-Loire, ordonné prêtre en 1864, curé de Novezan canton de Nyons de 1869 à 1876. Benedicat D. introitum tuum j

1878, 28 Avril. Le Conseil de Fabrique réuni constate le très mauvais état où se trouvent la toiture et le plafond de l'église qui tombent de vétusté. Il vote sa réfection qui est absolument nécessaire. Coût approximatif de 225 à 250 f. Il souhaite une voûte en briques pour remplacer le plafond, coût approximatif 600 à 700 f. Pour couvrir les dépenses le Conseil demande 600 f à la commune et offre de produire 300 f de souscription pour cet objet.

1879. Erection de la croix de Montaudin en souvenir du Jubilé53. Primitivement elle était en bois et située environ 200 m plus au midi et élevée sur l'emplacement d'un assassinat commis en ce lieu le 18 Février 1716 (comme relaté supra).

1880, 16 Mai. Le Conseil s'assemble pour adopter les tarifs proposés par l'évêché.

1881, 24 Avril. Le Conseil réuni examine et approuve l'emploi de l'argent donné par les paroissiens pour l'embellissement de leur église pendant les années 1879-1880 et commencement de 1881. Les recettes qui s'élèvent à 1187 f qui furent dépensées pour ornements, statues, lampes, vitraux, bannière, tableaux, Christ, missel, troncs, etc… Accorder si l’on peut cette histoire avec ce que nous verrons plus loin des objets donnés à l’église.

1885 Confirmation à Ratières : 13 garçons et 4 filles de S. Andéol y sont confirmés.

1886, 2 Mai. Le Conseil délibère et vote la réfection du dallage de l'église en mauvais état par un béton en ciment, M. le Curé se chargeant de trouver les fonds nécessaires.

1887, 17 Avril. Le Conseil réuni s'occupe encore du dallage de l'église et de bancs à y placer.

Ce travail est exécuté en 1887 par le sieur Auguste Docher habile maçon. Voir les dépenses afférentes à ce travail dans le livre de compte, environ 225 F. Ici on perçoit avec plaisir et reconnaissance la somme de 100 F donnée par les R. R. S. S. Chartreux. Les charrois furent faits par les paroissiens de bonne volonté.

1887. Les Conseillers de la commune distraient une parcelle de terrain affecté au jardin du curé, pour le donner comme jardin à l'instituteur. M. le Curé s’y oppose en vain.

1888. Je n'ai pas tenu compte des divers inventaires des biens mobiliers de l'église faits en différents temps par les curés successifs depuis la révolution. Ce sont choses trop variables à cause de l'usure. Voici cependant quelques brefs renseignements sur différents dons faits à l'église :

2 chasubles noires ont été données par la soeur de François Caillet, religieuse carmélite à La Tronche (Isère) l'une en 1878, l'autre vers 1892.

2 aubes aussi données par elle avec quelques linges.

La chasuble rouge en velours cramoisi provient de la transformation d'un dais.

Le dais actuel, j'entends l'étoffe, a été donné en 1883 par M. Rodillon Curé de S. Donat, par le même aussi, quelques bouquets de fleurs artificielles.

La chappe noire en velours a été donnée par François Viron et Etienne Julien en 1881.

Celle en drap d'or a été acquise en 1884.

La bannière en soie blanche a été donnée par Mlle Rey-Robert.

Un calice en argent et une aube brodée à la main donnés à la paroisse sur les instances de M. le Curé par les héritiers de M. Thézier en 1877.

Le brancard pour le transport des morts donné par Julien Thomas en 1882.

Le bénitier en pierre de Crussol du bas de l'église a été acquis en 1878, valeur 16 f.

Les trois lampes suspendues ont été données le 18 Septembre 1880. La grande du T. S. S. par François Caillet, celle de la T. S. Vierge par Sophie Julien, celle de S. Joseph par François Rebattet. Valeur de la 1ère 150 f, de la seconde 72 f, de la 3e 90 f.

La statue de S. Andéol polychromée a été donnée le 20 Août 1880 par François Viron, valeur 170 f.

La statue du Sacré Cœur valeur 113 F donnée par Marianne Bruyat en 1880.

La statue dorée de S. Pierre valeur 133 f fut donnée par Pierre Dernat de Claveyson le 5 Juillet 1883

Les grands tableaux sur toile ont une provenance inconnue.

6 fleurs artificielles de lys et 8 fleurs artificielles sous globe sont données en 1883 par M. Bozonat architecte à Romans.

Le Missel grand in 4° et les livres de chants furent achetés en 1880.

Les 2 falots gothiques du T. S. S. furent donnés en 1884 par Mme Bruyat née Richard.

Le grand Christ sur bois noir placé en face de la chaire a été acquis en 1881.

Le vitrail de la chapelle de la T. S. Vierge valeur 50 f fut donné par M. Jean-Baptiste Bonneton des Molières.

Celui de S. Joseph aussi payé 50 f est le don de Joseph Vossier en 1880. C'était le père de Mme Grangeon.

Tapis du maître autel en flanelle rouge donné en 1886 par Mlle Laure Sisteron de Grenoble épouse Girard.

Le reliquaire en cuivre a été donné par M. Matras.

Les autres objets du culte ont une provenance inconnue ou donnés ou acquis.

L'autel de S. Joseph a été donné par M. J. B. Caillet qui était alors vicaire à S. Vallier en 1872.

Les deux tableaux du choeur représentant le Sacré-Cœur de Jésus et de Marie étaient un souvenir de mission, ils furent restaurés par les soins de M. Barriol vers 1883.

La croix dite de Montaudin est un souvenir d'un jubilé, elle fut restaurée aussi par les soins de M. Barriol vers 1878. Primitivement elle était en bois et située à environ 200 m plus au midi, et élevée sur l’emplacement d’un assassinat commis en ce lieu le 18 Février 1716 comme nous l’avons relaté ci-dessus.

1888, 3 Septembre. Mgr l'évêque de Valence règle par une ordonnance les conditions du service religieux pour les habitants de la partie basse de S. Andéol. C'était régulariser une situation qui existait de fait depuis de nombreuses années. Déjà vers 1850 M. Matras curé de S. Andéol dans un rapport à l'évêché révèle cette triste anomalie que la moitié des habitants de S. Andéol, c'est à dire toute la partie basse de S. Andéol, se rend aux offices à Claveyson. On ajoute même que M. le Curé de Claveyson n'a jamais été tout à fait étranger à cet exode.

"Nous évêque de Valence, vu les réclamations faites antérieurement à ce jour par quelques habitants des paroisses de S. Andéol et de St Sébastien de ­Claveyson. Vu le règlement intervenu à ce sujet. Ouï les curés de ces deux paroisses, avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

Article I. Les paroissiens de S. Andéol résidant dans les quartiers appelés vulgairement le bas de S. Andéol à cause de leur proximité du village de Claveyson et des habitudes prises depuis longtemps sont autorisés à accomplir leur devoir pascal dans l'église de Claveyson et à recourir au ministère de M. le Curé de St Sébastien­ de Claveyson pour toutes les fonctions du Saint Ministère notamment pour les baptêmes, le soin des malades, les levées de corps à domicile, la célébration des mariages, etc.

  Article II. M. le Curé de Claveyson donnera à M le Curé de S. Andéol après chaque baptême un franc cinquante centimes et lui enverra pour la faire insérer dans les registres de catholicité de S. Andéol une copie de l'acte de baptême fait à Claveyson.

  Article III. Pour les enterrements faits par M. le Curé de Claveyson, M. le Curé de S. Andéol aura droit à l'honoraire fixé pour la levée des corps et à la moitié des cierges. Si la levée de corps se fait au domicile du défunt les honoraires de cette levée de corps à domicile seront à partager entre les deux curés.

  Articles IV. Pour les mariages qui seront publiés et célébrés à Claveyson, M. le curé de S. Andéol aura trois francs.

  Article V. La présente ordonnance sera transcrite in extenso sur les registres de la Fabrique de S. Sébastien­ de Claveyson et de S. Andéol.

Fait à Valence le 3 Septembre 1888. Pour Mgr l'évêque absent, le vicaire général délégué. J. Colomb."

Cette ordonnance appellerait quelques remarques :

  M. le Curé de S. Andéol n'a jamais été ni ouï ni consulté et il ne l'a connue que lorsqu'elle lui fut envoyée de l'évêché.

  Jamais M. le Curé de S. Andéol n'a reçu 1 cierge.

3° Elle est entachée d'excès de pouvoir et consé­quemment nulle ; car elle a été rendue d'une manière définitive sans qu'aient été observées les formalités requises par le droit canon.

1888, 20 Novembre. Erection  canonique du chemin de croix en magnifique chromo et bénédiction des statues du S. Coeur de Jésus, de S. Pierre et de S. Andéol en présence d'un nombreux clergé et d'un grand concours de paroissiens. Allocution impressionnante, dit l'Histoire de M. Sautereaux curé de S. Vallier. Bénédiction du S.  Sacrement et grand dîner à la Cure. Furent présents à cette cérémonie :

M Sautreaux chanoine curé de S. Vallier archiprêtre, M Rodillon chanoine curé de S. Donat archiprêtre, M Charles Souchion curé de Châteauneuf de Galaure, M Eugène Nicolas curé de Bathernay, M Jean Chalendar curé de Ratières, M. Pierre Barriol curé de S. Avit. M. Christian Daunay curé de Margés, M. Jassoud curé de Mureils, M. Alphonse Piloz curé de Claveyson, M. Alphonse Mathieu curé de St. Bonnet de Galaure. M. Ferdinand Rostaing curé de S. Martin d'Août, M. Pierre Tamusier curé de Bren, M. Ernest Cirouze curé de La Motte de Galaure, M. Terpant vicaire de S. Vallier.

Signé Victor Barriol curé de S. Andéol.

1889, 15 Janvier. Mort du jeune Adrien Surrel neveu de M. le Curé à l'âge de 14 ans.

1889, 12 Mars. Départ pour Montchenu de M. Barriol Victor qui venait d'être nommé curé dans cette paroisse importante et pénible.

 

XII

1889, 1er Avril. Henri-François Chapre, né à S. Donat le 20 Mars 1854 ordonné prêtre 26 Mai 1877, précédemment curé de la paroisse du Poët Sigillat (Drôme), nommé par Mgr Cotton à la cure de S. Andéol vint prendre possession de son poste. C'était un lundi après midi, avec trois voitures de bagages ; les habitants se montrèrent pleins de complaisance pour lui aider et emménager son mobilier.

1889, 7 Avril. Il fut solennellement installé dans l'église par M. Rodillon chanoine curé archiprêtre de S. Donat, au refus pour cause de maladie de M. Sautreaux curé de S. Vallier avec présence de la Fanfare de Ste Cécile de S. Donat et grand concours de peuple.

Généalogie de la famille Chapre de S. Donat.

On trouve ce nom dans les registres de catholicité de la paroisse depuis 1538 avec André Chapre puis Michel et Jean. Voici quelques notes données par François C. Chapre :

Chapre dit du Prieuré, du lieu de son domicile se maria avec une fille Abisset originaire de S. Jean en Royans, de ce mariage naquirent 4 enfants :

1° François Chapre marié à Rose Corday originaire de Bourgogne eurent pour enfants ;

A/ Rosalie mariée à Barrier dit Fournat, dont un fils Eugène.

B/ François marié à Emilie Rousset de S. Donat, dont 2 fils et 1 fille.

C/Appolonie mariée à Louis André dit Liberté, dont une fille.

D/ Victorine mariée avec Artouzoul.

2° Denys Chapre mort célibataire à la Grande armée en 1812.

3° Jean Chapre né en 1800 marié vers 1820 à Marguerite Dreveton, (surnommée la mère dite Quatre-vingt ; pourquoi ? Morte vers 1842) eurent pour enfants ;

A/ Marie Chapre qui épousa Marion de Lyon.

B/Jean-François-Claude Chapre né 1830 épouse Henriette Aubert dite Bauge (ainsi nommée à cause du grand nombre de bauges (ruches) du grand-père), de Lippe dont : Henry né en 1854, Georges et Claire née en 1859 épouse Catil en 1879.

C/ Victorine Chapre mariée à Brun qui eut pour fils unique Romain.

4° Une fille célibataire morte à l’âge de 20 ans.

1889, 13 Avril. 1er baptême fait par M. Chapre curé de la paroisse, celui de Vincent Régis Janvier fils de métayer.

6 Mai. 2ème Baptême Alphonse Marius Angeville. M. Cotton donne la confirmation à Claveyson. M. le Curé de S. Andéol y conduit ses enfants pour y être confirmés : 11 garçons et 10 filles. Très bon accueil de la part de M. Piloz curé de Claveyson.

1889, 8 Octobre. 1ère sépulture de M. le Curé : Marie Malbouret épouse Salvet âgée de 46 ans domiciliée au quartier du Pontet.

1889, 23 Novembre. 1er mariage de M. le Curé : Joseph Froment et Eugénie Figuet de S. Andéol.

1890, 15 Août. 1ère communion à S. Andéol. M. le Curé de la paroisse est le prédicateur : 4 garçons et 7 filles qui sont :

Camille Quintin, Albert Drescot, Marius Péran, Vincent Roure, Louise Guironnet, Eugénie Rebattet, Thérèse Miallon, Louise Combet, Marie Thivolle, Joséphine Miallon, Maria Angeville.

Renouvellement : Joseph Arcel, Eugène Rosset, Fernand Romanat, Marie Figuet, Christine Roure, Marie Romanat, Marie Clairet, Eugénie Sabaton, Adrienne Salvet.

1891, 21 Octobre. A 1h 3/4 de l'après-midi, le grand mur de soutènement du jardin de la cure s'écroula soudain avec grand fracas. Il avait été précédemment bâti en pierres sèches par M. Hermitte prieur curé de S. Andéol. La cause de la chute fut sans doute les grandes pluies de ce mois d'Octobre, du 1er  au 31 : 351 millimètres d'eau tombée. Je n'ai jamais vu un mois si aqueux à S. Andéol. Rebâti aux frais de la commune par Auguste Docher et Régis Figuet maçons, Joseph Rebattet manoeuvre. Reconstruit de Décembre 1891 au 21 Mars 1892. Dimensions : Longueurs 18 m ; hauteur moyenne 5,4 m.

1891, 4 Décembre. La cloche refondue en 1822 par les soins de M. J-B Caillet curé de Tullins (Isère) né à S. Andéol se trouva fêlée à l'Angélus de midi, l'usure en fut cause.

Voici son inscription : SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM + CONFITEMINI DOMINO QUONIAM BONUS QUONIAM IN SOECULUM MISERICORDIA EJUS + HOC SIGNUM MAGNI REGIS PER ANTIQUUM SED FRACTUM FUIT RESTAURATUM ANNO DOMINI 1822 + CURIS ET EXPENSIS DI JIS BMIS CAILLET PAROCHI ET ARCHIPRESBYTERI LOCI VULGO TULLINS IN DIŒCESI GRATIANO POLITANA SUB VOCABULO ET TUTELA B.M.V. ET B. ANDEOLI MARTYRIS HUJUS ECCLESIAE PATRONI i

"VALETTE FONDEUR"

Le diamètre de cette petite cloche était de 0,75m, la note harmonique do naturel, son poids fut de 234 kilog..

Dès le mois de Janvier 1892 une quête se fit dans la paroisse pour la réparation et l'augmentation de la cloche fêlée. M. le Curé accompagné du conseiller municipal Jean Caillet petit neveu du curé de Tullins alla de maison en maison pour recueillir la somme nécessaire. Ils furent partout accueillis poliment, même amicalement. Plusieurs familles refusèrent sottement de contribuer à cette dépense, répondant : " Quand la commune nous donnera un chemin nous donnerons une cloche."

Pouvait-on, pouvions-nous, membres de la Fabrique commander à la commune de faire un chemin ? Refusèrent les familles : Nicolas Bruyat, Veuve Thibaut et du fils Camille Joseph Brenier, Barlatier, Jean-Baptiste Combelle, tous quartier de la Rongeau.

Liste des souscripteurs pour la cloche de S. Andéol :

De la Fabrique ;


M. Viron François         180f

Mlle Rey-Robert            100f

Curé de la paroisse        50f

Caillet François              50 f

Caillet Jean                     40 f

Rosset Régis                    40f

Rebattet François            25f

Figuet Régis                     15f

Thivole D. (Maire)            20f

Autres ;

Figuet Jean                     50f

Montalon Auguste          40f

Mialon (instituteur)           1f

Thivolle Antoine (sacr.)     2f

Perrossier Sophie           25f

Veyrat Joseph                   5f

Viron Désiré                      4f

Thomas Julien                25f

Genthon Auguste              5f

Etienne Julien                 15f

Combet                               3f

Caillet F.A. (St Donat)      10f

                                         655f

 

Vossier Vincent de Clav.    5f       

Chanal (idem)                 10f

Maurel de Romans             8f

Barnaud de S. Donat       10f

Sylvestre Joséphine       12f

Cheval Clément                 5f

Vossier Rosalie de Péyrat 10f

Romanat Etienne               5f

Reynaud Jean du Devès 10f

Bonneton J.B.                 20f

Roure                                  5f

Bret Alphonse                   5f

Docher Auguste (maçon)  10f

Ronjeat Hip.                   15f

Artaud Joseph                  5f

Quête du 10 Août          35f

                                      175f

 

De Janvier à Août 1892

Total                              830f

 

 


 

 

Après entente et contract la vieille cloche fut envoyée à M. Burdin aîné fondeur à Lyon et bientôt il nous envoya une belle cloche neuve dont le diamètre à la base est 0,82 m ; la note harmonique est si b ; le poids 356 kilog. Elle porte sur ses flancs l'inscription suivante :

 

fracta hæcce campana

refecta fult et aucta munificentia

parochi ac plurium parchiannorum

aliis inepte renuentibus

sub tutela st andeoli patroni

mense aprilis anni mdcccxcii *** et k

Le 10 Août 1892, la nouvelle cloche fut solen­nellement bénite par M Bouloumoy vicaire général supérieur du Grand séminaire et délégué par Mgr l'évêque. Il fut assisté par le curé de la paroisse et par M.M. Caillet Barthélemy curé de S. Barnard à Romans, Perrossier Cyprien archiviste diocésain, Chalendar curé de Ratières, Barriol Victor curé de Montchenu, Nicolas curé de Bathernay, Piloz curé de Claveyson, Tamusier curé de Bren, Charbonier curé de Mureils, Daunay curé de Margès, Bellier vicaire à S. Donat.

François Viron connue principal donateur, fut parrain et sa femme Marie Triboullier la marraine.

Pendant la Messe célébrée par M le Curé de la paroisse, M Bouloumoy vicaire général commenta éloquemment ce texte du T. S. Livre : Sonet vox tua in auribus meis (Cant. II, 14)u.

Après la messe on procéda aux prières de la bénédiction. La cloche était provisoirement suspendue dans le cimetière, parée de draperies, de fleurs, de verdure. Après le célébrant le parrain et la marraine à leur tour firent entendre la voix de la nouvelle baptisée. Le concours des paroissiens mêmes ou étrangers fut très grand et le souvenir de cette belle fête vivra longtemps dans le souvenir des paroissiens.

Dans la soirée du 22 Novembre 1892 la cloche fut hissée dans le clocher où elle chante toujours la louange de Dieu.

Poids 356 kg à 2,80 f le kilo plus les faux frais ; la dépense atteignit environ mille francs couverts par la quête faite dans la paroisse et par la vente de la vieille cloche : 229 X 1,75 f.

1892, Dans les derniers jours de Décembre, l'autel en plâtre de la chapelle de la T. S. Vierge fut réparé, rafraîchi, presque remis à neuf.

Les bancs du chœur furent aussi réparés, agrandis, mieux disposés pour les besoins de la mission qui allait prochainement s'ouvrir.

1893, 15 Janvier. Dimanche à la messe paroissiale furent solennellement ouverts les exercices d'une Mission par le chant du Veni creator, le R. P. Blanpied rédemptoriste de la Maison de Valence dès le 1er jour enleva les cœurs par sa parole vive et ardente.

Malheureusement 3 jours après, à cause de l'abondance des neiges et du froid terrible qui régnaient dans le pays, la Mission fut suspendue et le Père retourna à Valence.

Il y avait eu précédemment dans la paroisse une Mission en 1840 prêchée par M. Touche missionnaire apostolique.

Une autre mission prêchée par un Jésuite sous M. Thézier, une époque inconnue.

La troisième fut celle-ci de 1893.

Le dimanche 29 Janvier le P. Blanpied, originaire de S-Die (Vosges) qui avait précédemment passé 12 ans en Espagne, reprit le cours de ses prédications. Elles durèrent jusqu'au 12 Février jour de la clôture et de la 1ère communion où 7 enfants furent admis ; 11 renouvelèrent.

La Mission réussit, et porta heureux fruits dans l'avenir.

Le nombre des femmes ou jeunes filles qui firent leur M. S. fut d'environ 64 ; 1 ou 2 seulement s'abstinrent.

Le nombre total des hommes ou jeunes garçons fut de 77 environ ; 12 n'accomplirent pas leur devoir religieux.

A l'issue de la Mission, M. le Curé reçut plusieurs filles et femmes dans la Confrérie du Saint-Rosaire.

1893, 15 Avril. Confirmation à Bren par Mgr l'évêque de Valence ; 13 garçons et 6 filles de la paroisse de S. Andéol y furent admis.

1894. En Janvier, le même missionnaire qui avait évangélisé la paroisse avec succès l'année précédente revint donner un retour de Mission pendant 8 jours. Encore beaucoup de consolations spirituelles.

La paroisse de Claveyson à la même époque qu'ici et par des SS. Rédemptoristes eut aussi sa Mission et son retour.

1894. En Février sur l'invitation de M. le Curé les trois jeunes filles sacristines des autels de l'église : Sydonie Thivolle,

Marie Figuet, Eugénie Rebattet, firent une quête à domicile dans toutes les familles de la paroisse. Le but en était de trouver la somme nécessaire à l'achat de deux tours d'autel. Elles récoltèrent 63,70f, en y ajoutant un don anonyme, on parvint à acheter : La pente en soie blanche moirée, et celle en toile brodé or avec au milieu l'image du Sacré-Coeur de Jésus.

1894, 1er Novembre. François Viron et sa femme Marie Triboullier donnèrent à l'église le drap mortuaire qui sert encore aux enterrements de 1ère classe.

Note en marge : 1895, 28 Février. Vers 4 heures du soir la Croix de Montaudin est brisée.

1895, Le 27, 28, 29 Mars fut prêchée une petite retraite préparatoire à la communion pascale par M. Pierre Tamusier, curé de Bren. Sa parole simple Mais instructive et animée par la foi fit le plus grand bien à la population.

1895, 26 Juin dimanche de l'octave de la Fête-Dieu, eut lieu la 1ère communion de la paroisse. Sept enfants y furent admis ; 6 la renouvelèrent. L'église était ornée de fleurs, de guirlandes, d'oriflammes. Seigneur, qu'ils soient toujours fidèles aux promesses de ce jour !

1896, 4 Juin eut lieu la pose dans l'église de deux vitraux, par Thomas (peintre) verrier de Valence. L'un représentant N.D. de Lourdes fut pavé 200 f par la famille François Viron qui imposa le sujet. L'autre au-dessus de la porte d'entrée représente J.C. assis et jugeant : Ego justifias judicabol

Note en marge : 1896, 25 Octobre, Grande Messe.

1897, 6 Février à 11 heures du matin mort d'Henri Catil.

1897, 30 Mars. Confirmation à Claveyson : 15 enfants de S. Andéol y prennent part.

1897, 4, 5 et 6 Juin fut édifié dans l'église de la paroisse un bel autel en marbre blanc en honneur de la T. S. Vierge.

Nous sommes redevables de cet autel aux R. R. S. S. Chartreux qui donnèrent 1000 F sur la demande de M. le Curé pour cette oeuvre. Il sortait des ateliers de la Maison Clair et Sagne, marbrier à Valence. Et fut transporté avec tous les matériaux nécessaires de la gare de Romans par les familles Caillet Jean et Caillet François.

1897, 19 Mai. 1ère communion et bénédiction de l'autel. A 7 h du matin messe de 1ère communion pour : Gustave Rebattet, Auguste Viron, Françis Guironnet, Gustave Docher, Fréjus Roure , Louise Valleron, Marie Ithier, Adrienne Roy de l’hospice, Noëmie Girardin : 5 enfants renouvelèrent.

A 10 h messe basse célébrée par M. le chanoine Caillet curé de S. Barnard ; bénédiction par lui de l'autel de la T. S. Vierge ; sermon donné par M. Tamusier curé de Bren.

Le soir : Rénovation des voeux du B. Consécration des enfants ; réception dans la confrérie du scapulaire ; beaux cantiques. De l'aveu de tous, cérémonie très belle.

Prêtres présents :

Caillet J.B. de S. Barnard ; Chalendar de Ratières ; Nicolas de Bathernay ; Barriol de Montchenu ; Monteil Léon de Claveyson ; Tamusier de Bren  prédicateur ; Chaudier de S. Julien ; Larrat de Charmes ; Brunet de Chavannes ; Duron de S. Honorat ; Caillet de S. Bonnet ; Magnet et le Cardonnel vicaire de S. Donat ; R. Chausson de S. Avit ; M. A. Allemand supérieur du grand séminaire, attendu ne vint pas.

1898. En Mai furent confectionnées les soutanes rouges des enfants de choeur. 43f,75

1898, 31 Août au 5 Septembre. Voyage à l'Exposition de Lyon.

1898, Octobre. Nous recevons pour institutrice Mlle Rosset Marie, née le 14 Septembre 1861.

1899, Mars. Construction du grand bassin du jardin de la cure : Hauteur 2,23 m, longueur 2,60 m, largeur 2,33 m. Contenance environ 13 mètres cubes, soit 130 hectolitres. Le prix de revient fut de 170 f. L'excavation fut creusée et la terre transportée par Antoine Thivolle sonneur ; les travaux de maçonnerie exécutés par Docher et Figuet maçons. Tout fut terminé le samedi saint au soir 1er Avril 1899.

1899, 1er Avril. 4h ½ du soir, mort de François Claude Chapre, né le 31 Janvier 1830. Benedicat D. exitum teum m...

1899, 9 Avril. Dimanche de Quasimodo. 1ère communion et communion pascale dans la paroisse. Retraite prêchée par M. Auguste Brunet curé de Chavannes. Parole simple naturelle et très goûtée. 4 enfants firent leur 1ère communion. 10 la renouvelèrent. Réception de la Confrèrie du Saint-Rosaire et de Notre-Dame du M. C..

1899, 17 Avril. 20ème anniversaire de l'entrée au service de M. le Curé d'Emilie Mottet le 17 Avril 1877.

1899, 29 Septembre. Changement et départ de Mlle Marie Rosset institutrice communale. Somoro et pégritioe dedita n.

1899, 3 Octobre. Arrivée de Mlle Thérèse Roux institutrice née à Marches le 22 Février 1878.

1899, 30 Novembre. Bénédiction et pose de la 1ère pierre de la nouvelle église de Charmes.

1900, Avril. Retraite pascale prêchée par M. H. Caillet curé de S. Bonnet de Galaure.

1900, 8 Juillet. Belle fête et grandiose cérémonie dans l'église de S. Andéol c'était la 1ère messe célébrée dans sa paroisse natale par l'abbé Charles Caillet fils de Jean et arrière petit-neveu de J.B. Caillet vicaire général du diocèse de Grenoble. Né le 27 Novembre 1876 et baptisé le lendemain.

Fragments de la généalogie de la famille Caillet de S. Andéol.

Barthélémy Caillet né à Fay épouse Catherine Chaffat née à S. A. le 25 Janvier 1757. De ce mariage naquirent 2 enfants :

1° Le premier fut le vicaire général de Grenoble.

2° Le deuxième fut François Caillet né à S. A. en 1766, épouse Marie Anne Vallernaud de Margès, de ce mariage naquirent :

A/ Jean Barthélémy Caillet né en 1810 qui épouse Marie Rose Bruyat, eurent pour enfants :

= Jean Barthélémy C. né en 1834 Curé de S. Barnard

= Marie Rose C. qui épouse Debost de Mureils

= Marie Mad. Philomène C.

= Jean Joseph Barthélémy

= Jean François né en 1844 qui épouse Victorine Vossier de Claveyson, fils : Sylvain, Gabriel, Charles, Claudine

= Marie Louise C.

= Joséphine C. épouse Simard

B/ Jean François C. mort en Octobre 1845 qui épousa Marie Rey Robert de Margès eurent pour enfants :

=

= Jean François né en 1837 épouse Marie Rebattet, fils : François, Maria

= Marie Delphine née en 1840 épouse Rosset de Claveyson

Marie Angèle née en 1843 épouse Dye de Claveyson

Augustine Joséphine née en 1845 Carmélite

C/ Antoine C. né en 1814, mort en 1878 qui épouse Rosalie Rebattet

D/ Rosalie Caillet qui épouse Barthélémy Bruyat, fils : Nicolas B. qui épouse A. Richard  B.E. Gagnol, Marie Rosalie B. qui épouse Catil 1860 Etc…

3° Le troisième enfant de Barthélémy Caillet marié à C. Chaffat fut Jacques Caillet né le 8 Avril 1769, marié à Jeanne Turpin de S.A. l’an XII (1804) de ce mariage naquirent dans le domaine des Plots :

A/ Barthélémy C. qui épouse Mélanie Thivolle Garguet aux Plots de ce mariage naquirent :

= Jean Barthélémy C. né 1843

= Charles Joseph C ; né 1846

= André François C. né 1849

= Eugène C. né 1852

= Henri Hippolyte C. 1854 Curé

= Rosalie Victorine 1856

Et…

B/ Jacques Pierre C. né en 1805 qui épouse Rose Cheval ont pour enfants :

= Pierre Jacques C. né 1834

= Jacques Barthélémy C. né 1836

= Rosalie Rose

= Jean François C. 1841

= André Hippolyte C. 1842

= Auguste Barthélémy C. 1846

C/ Jean Jacques C.

D/ Barthélémy C. né 1808

E/ André C. 1811

F/ François C. né 1818 qui épouse Elisabeth Cheval de Claveyson

G/ Plusieurs autres filles…

 

Observations météorologiques pendant 10 ans de 1891 à 1901.

1° Pluie tombée annuellement moyenne 0,920 millim.

2° Température annuelle moyenne 9°96 centigr.

1900, Décembre du 21 au 24. Réparation de la montée de l'église. Sur l'initiative de M. le Curé de la paroisse, beaucoup de paroissiens voulurent bien gratuitement travailler à l'amélioration de cette montée qui ravinée par les pluies et l'usure était devenue très mauvaise. Environ 80 voyages de tombereaux charrient les matériaux dont 56 de gravier pris à Montet.

1901, 14 Avril dimanche de Quasimodo. Communion pascale et 1ère communion, c'était la VIe du pastorat de M. le Curé. Retraite prêchée par M. F. Bompart curé de La Baume de Transit, sa parole semée de grosses plaisanteries fut fort goûtée cependant.

1901, 15 Avril. Confirmation à Claveyson donnée au nom de Mgr l'évêque de Valence malade, par Mgr Montely archevêque in partib. de Beyrouth, lazariste ; 15 enfants de S. Andéol y furent confirmés.

1901, 6 Juin. Mariage de Sydonie Thivolle sacristine de l'autel de la T. S. Vierge, née le 1er Juin 1872 avec Louis Lamotte cafetier à S. Donat âgé de 46 ans.

1901, Août. Voyage à Lourdes de M. le Curé.

1901, 30 Août. Arrivée à S. Andéol du facteur rural Ruchon.

1901, 7 Novembre. Vendredi, départ d’Emilie Mottet née le 17 Avril 1841 à S. Cécile (Vaucluse) arrivée en service le 17 Avril 1879 à S. Paul Trois Châteaux. Plus de 22 ans de bons et loyaux services. (Erreur, c’est l’année suivante 7 Novembre 1902)

1901, dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 Décembre, la croix de pierre dite Croix de Rebattet sur le chemin de Bren fut méchamment abattue.

1902, 30 Mars. Communion pascale. M. Hippolyte Caillet confesseur extraordinaire.

1902, de Mai à fin Juin, longue maladie de M. le Curé.

1902, 11 Octobre. Arrivée en service d'Emma Blanc née le 10 Mai 1872. Départ d’Emilie le 7 Novembre.

1903, 15 Mars. Dimanche 1ère communion (VII) et communion pascale de la paroisse. Retraite de 8 jours prêchée par M. Joseph Poncin missionnaire apostolique.

1903, 1er Avril. Arrivée d'Augustin Blanc, facteur rural.

1903, 29 Juin. Pèlerinage à La Salette.

1904, 22 Janvier au matin on trouve encore le fût en pierre de la Croix de Montaudin renversée avec la petite croix en fer qui le surmontait. Le même fait s'était passé déjà le 28 Février 1895.

1904, Mars-Avril. Retraite pascale prêchée par M. le Curé, le confesseur extraordinaire le samedi S. 2 Avril fut M. Charetier.

1904, 25 Juin. Fut officiellement noté à M. le Curé de la paroisse un arrêté du Maire de la commune de Claveyson du 15 courant approuvé par le préfet le 22 et portant : "Article 1er : Les cérémonies religieuses quelles qu'elles soient, à l'exception de celles relatives aux convois funèbres sont interdites sur la voie publique dans toute l'étendue de la commune de Claveyson." (M. Figuet Maire.)

1904, Décembre. Travail de défonçage du champ de la cure 17,5m X 24,30 m = 425 m carrés.

1905, 3 Avril. Confirmation à Claveyson 3 h du soir. 19 enfants de S. Andéol y furent confirmés.

1905, 9 Avril. 1 ère communion (VIII) à S. Andéol : 9 garçons et 5 filles y furent admis ; 6 la renouvelèrent.

M. Marcel curé de Treygnieux prêcha la retraite préparatoire à la 1ère communion et à la communion pascale. Le prédicateur s'acquitta très convenablement de sa tâche.

1905, 29 Avril à 2 h 6 minutes du matin tremblement de terre.

1905, 9 Août. Le jeune Ferdinand Gautier, fils de Joseph Gautier métayer à S. Andéol quartier du Pontet se suicide misérablement à l'âge de 14 ans 9 mois en se pendant à une branche de noyer proche de sa maison, vers 9 h du matin. Enterrement civil du refus d'enterrement religieux.

1905, 19 Septembre. Réunion du Cours. Présents : Fayan Joseph, Reynaud C., Villesèche.

1905, 25 Septembre. Mort de Mgr Cotton évêque de Valence.

1905. Dans la nuit du 19 au 20 Décembre Sylvain Meteil célibataire âgé de 28 ans se pend au noyer avoisinant sa maison au quartier de la Chaffardière à S. Andéol. Enterrement civil. Prières refusées.

1906, 6 Mars. L'inventaire des biens de l'église a lieu à 11 h du matin par Audra percepteur à S. Vallier. Il fut poli, Mais il exécutait une odieuse besogne. Protestation de M. le Curé à la porte de l'église. De nombreux fidèles sont à l'intérieur, on chante des cantiques, on récite des chapelets. L'homme à l'inventaire se hâte, il est ennuyé, il sort.

1906,       29 Mai + 32 ° centigrades au nord à l'ombre.

                 23 Juin + 33 ° centigrades au nord      à l'ombre.

                 26 Juin + 34 °centigrades au nord       à l'ombre.

                 20 Juillet + 35 °centigrades au nord à l'ombre.

1907, 7 Avril. 1 ère communion (IX) et communion pascale à S. Andéol : 11 enfants furent admis à faire leur communion. 10 la renouvelèrent. M Joseph Burais curé de Mureils prêcha un triduumo préparatoire. Il fut admirablement suivi et écouté ! Très belle assistance aux 2 messes et à vêpres.

Ce jour rappelait de doux souvenirs au curé de la Paroisse. Il fit sa 1ère communion à S. Donat le 7 Avril 1866 ; il fut installé à S. Andéol le 7 Avril 1889. Tibi deo gratias ago p.

1907, 1er au 2 Mai. Neige, gelée - 2,5 °.

1907, 4, 5,  Décembre. Ouverture dans le grand mur de la cure.

1908, 19 Avril. 1ère communion (X) et communion pascale de la paroisse. La retraite préparatoire fut prêchée par M. le Curé de la paroisse. M. Vincent comme confesseur extraordinaire. M. Robert curé de Bren qui confessa pendant toute la journée du Samedi Saint ; puis M. Bois professeur au petit séminaire qui prêcha le S. jour de Pâques 19 Avril. Belle et consolante cérémonie. 6 enfants firent leur 1ère communion, 12 la renouvelèrent.

1908, 4 Juin. Cérémonie de la Confirmation dans l'église de Bren par Mgr Chesnelong évêque de Valence. 19 enfants de S. Andéol y furent confirmés.

1909. L'hiver de 1908 à 1909 fut rigoureux à S. ­Andéol. II régna du 23 Décembre à .fin Mars. Le maximum de froid eut lieu dans les derniers jours de Décembre avec - 15 ° centigrades.

1909, 11 Avril. Communion pascale. Confesseur extraordinaire M. Léon Monteil curé de Claveyson.

Communions pascales à S. Andéol de 1889 à 1933


Années

Hommes et

garçons

Femmes et filles

Total

(* Mission)

1889

70

62

132

1890

65

63

128

1891

68

68

136

1892

57

68

129

1893

77

64

141*

1894

78

64

142*

1895

65

64

129

1896

68

60

128

1897

62

55

117

1898

58

53

111


Date de création : 26/10/2006 · 22:56
Dernière modification : 14/02/2007 · 16:00
Catégorie : Patrimoine
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