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N°7 - n-Coup de foudre

Le coup de foudre du 16 septembre 1937 à 17h30

Par Jacques Patouillard

 

Denise Paquien, épouse A. Viollin, 83 ans, née à Claveyson, réalise l'arbre généalogique de sa famille pour ses deux enfants et l'enrichit de notes individuelles, anecdotes, traits de caractère et faits marquants. J'ai relevé dans son formidable et important travail, l'épisode du "coup de foudre" à Claveyson de 1937.

           

“ Le jour où ma grand-mère (Marie Victorine Aurélia Laroche) a été foudroyée, je n'ai jamais vu, ni revu, un ciel aussi vilain, il y avait d'énormes nuages noirs qui allaient dans tous les sens, il n'avait pas plu depuis longtemps. On sentait venir l'orage.

Tonton Mémé arriva pour nous demander du pain. On le fit rentrer, et juste à ce moment de grosses gouttes commencèrent à tomber, puis la pluie devint de plus en plus forte avec des éclairs sans arrêt.

Tonton resta avec nous en pensant qu'il y aurait bientôt une éclaircie, mais au bout d'une heure, le temps était de plus en plus sombre et nous entendîmes un grand bruit contre la porte, papa alla ouvrir et on trouva Raymond Patouillard couché par terre, on le tira à l'intérieur et au bout d'un petit moment, il ouvrit les yeux et nous dit : « Mes grands-parents sont morts ». Il tremblait, il était en short et avait une cuisse toute rouge.

Tonton, papa et maman partirent en courant voir ce qui se passait et nous laissèrent seuls. Raymond nous dit : « Mémé est tombée à côté de moi et moi j'ai la cuisse qui brûle ». Nous avons mangé un petit peu, mais le temps était toujours aussi vilain, des éclairs sans arrêt et subitement on entendit un grand ronflement, on a cru à un avion tournant sur la maison.

On a pris peur et on est monté dans la chambre des parents. On a pris Zizette, le chien ratier de notre grand-mère, et Raymond a pris le fusil de papa. Paulette avait 15 ans, Raymond 14, moi 12 et Jean 9. Nous sommes rentrés tous les 4 dans le lit et le ronflement a duré encore pendant une demi-heure. Papa est enfin arrivé, il nous a dit : « Mémé est morte, mais pépé va bien, il était à l'écurie à ce moment là. » Raymond avait disparu et pépé devait avoir pas mal de soucis. Raymond n'avait pas pensé aller chercher du secours chez les voisins de l'autre coté de la route, et avait été à Montignon. Le lendemain, on a appris que le bruit entendu était l'Avenon, le petit ruisseau qui venait de Fay-le-Clos, qui avait énormément grossi subitement et avait emporté le pont se trouvant dans le village, ainsi que la maison des Joubert. La Galaure avait bien sûr beaucoup grossi et avait fait de gros dégâts à Saint Uze.

Je crois que c'est ce jour là que l'Avenon a creusé son lit et a fait apparaître un banc d'huîtres fossilisées.

 

Le lendemain, le temps n'était toujours pas beau, le matin papa coupait du bois, je suis venue en chercher une brassée, et juste à ce moment là, on vit une boule de feu à trois mètres de nous et notre acacia se partagea en deux et tomba. C'est bizarre, quand le tonnerre tombe juste à coté, on n'entend qu'un bruit de fouet, et pas plus.

Papa me dit : « Tu vois, hier soir la foudre a tué mémé Montalon et aujourd'hui on ne devait pas mourir ». L'après midi, on est allé faire un bizou à mémé avant de la mettre dans son cercueil, l'air était encore chargé d'électricité, et de petites flammes courraient sur les fils électriques.

Le mauvais temps est resté vilain jusqu'au lendemain en diminuant doucement d'intensité.

Raymond avait eu le tympan percé. ”

                       

Denise Paquien

 

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Date de création : 08/03/2009 · 17:20
Dernière modification : 08/03/2009 · 17:27
Catégorie : N°7
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